2.4. L'apport de la théorie de la relativité d'échelle ...
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L'état du système vivant unicloisonné procaryote, de type bactérien, a
duré longtemps, depuis environ -3,8 milliards d'années jusqu'à l'apparition des eucaryotes, vers -1,5 à -1,4 milliard d'années. Ce passage majeur
s'est réalisé (fig. 2.6) par un saut depuis l'état fondamental de complexergie
(n = 0) à un premier état excité de cette complexergie (n = 1). Ce saut structurel s'est traduit aussi par l'apparition d'une membrane nucléaire
autour du noyau, désormais lui aussi cloisonné; c'est un cloisonnement
emboîté. Notons que c'est à ce moment-là qu'apparaissent aussi dans
les cellules les mitochondries et les chloroplastes, qui sont respectivement les usines à énergie des cellules animales et végétales également
cloisonnés. Serait-ce ce nouvel apport d'énergie à la cellule qui, décisif, aurait
permis ce saut quantitatif et l'apparition des eucaryotes ? Ce cloisonnement,
dans un cloisonnement, correspond à une invariance d'échelle, à une structuration fractale. Notons que le passage des procaryotes aux eucaryotes
se traduit par une augmentation de taille des cellules de 1 )lm à 10 J..lffi,
donc d'un facteur 10.
Plus tard encore, le système Vie est passé à un nouvel état excité de
la complexergie (n = 2) qui a permis l'apparition d'une nouvelle structuration fractale du vivant, celle des organismes pluricellulaires, qui s'est
réalisée un peu avant -1 milliard d'années. Serait-ce la mise en commun
des énergies cellulaires, coordonnées par la division du travail selon
chaque type de cellules, qui aurait facilité cette structuration en régulant
et en accroissant la complexergie?
Avec ces trois niveaux de complexergie, le vivant avait achevé, il y a environ -1 milliard d'années, sa structuration générale emboîtée en procaryotes,
eucaryotes et pluricellulaires. La suite de l'évolution s'est réalisée par une
diversification au sein de chacun de ces types structuraux de base.
La répartition actuelle des tailles du vivant est, comme nous l'avons
vu plus haut, fréquente entre 0 et 100 J..lffi, rare entre 100 )lm et 1 mm et
de nouveau fréquente entre 1 mm et 100 rn). Cette répartition pourrait
résulter de l'existence de ces pics de probabilités exprimant les niveaux
successifs d'énergie et de complexergie. Chez les pluricellulaires, les tailles
varient de 10- 3 à 10 2 , ce qui correspond à une augmentation pouvant
aller de 1 à 100000, ce qui est énorme, hyper exponentiel. ..
La répartition des dates d'apparition de ces trois structures majeures trouve également un sens dans le cadre la théorie de la relativité
d'échelle. Les effets induits par les structures dans l'espace-temps standard
permettent de construire en effet des lois d'échelle de complexité croissante, par
la prise en compte de niveaux de complexité croissant pour les équations différentielles qui décrivent ces phénomènes, en allant du linéaire au non linéaire
à comportement fractal.
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