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2' partie : La théorie d'échelle et le vivant
ou de la chlorophylle qui donne la couleur verte aux plantes. Un autre
exemple de support est fourni par les ARN de transfert qui permettent
la synthèse des peptides, ce qui suggère que la synthèse des peptides
aurait pu précéder la traduction des ARN messagers. Danchin en déduit
habilement que « le code génétique pourrait être alors la conséquence accidentelle de la catalyse par homéotopie de la liaison peptidique ».
Cette approche implique de comprendre comment ont pu se faire les
nucléotides, les précurseurs des ARN. On revient à ce point essentiel
de l'existence des nucléotides. Ces molécules impliquent l'existence
d'acides aminés précurseurs. Il existe effectivement, un coenzyme, le
4-phospho-pantetheine, qui peut transporter des acides aminés sur des
supports soufrés pour former des liaisons thioesters, déjà évoquées par
de Duve. Ce composé a la propriété de favoriser la synthèse de peptides
qui semblent jouer un rôle important dans la synthèse des lipides, les
constituants indispensables des membranes. Danchin envisage aussi
la formation des nucléotides par une réaction inverse d'un processus
autocatalytique utilisant la ptéridine-phosphate pour assurer la fixation
de l'azote. Ce sont là, de nouvelles pistes à approfondir. À suivre .. .
James G. Ferry et Christopher H. House ont proposé récemment une
hypothèse alternative combinant les aspects majeurs des deux théories.
Cette approche est fondée sur les observations faites sur le génome de
Methanosarcina acetivorans et suggérant que la conservation de l'énergie
était une voie qui aurait pu diriger l'évolution cellulaire primordiale.
~Bilan de la soupe primordiale et de l'exobiologie
Si l'on tente un bilan de ces deux grandes approches de la soupe primordiale
et de l'exobiologie, force est de constater que l'émergence de la vie précellulaire
et sa transformation en une cellule bactérienne la plus simple possible n'est pas
résolue et qu'aucun consensus n'a été reconnu. Le code génétique ne codant
que pour les protéines, il faut découvrir d'où viennent les précurseurs
des acides nucléiques, les nucléotides. La formation des membranes reste
une autre énigme à résoudre.
Les pistes retenues jusqu'ici seraient-elles mal orientées? inadaptées?
trop actualistes? D'autres phénomènes entrent nécessairement en jeu.
Lesquels? Une autre approche inexplorée serait-elle possible? Et si les
lois de la physique intervenaient par une contribution structurante? Ce
sont les nouvelles perspectives off ertes par la théorie de la relativité d'échelle.
2' partie : La théorie d'échelle et le vivant
ou de la chlorophylle qui donne la couleur verte aux plantes. Un autre
exemple de support est fourni par les ARN de transfert qui permettent
la synthèse des peptides, ce qui suggère que la synthèse des peptides
aurait pu précéder la traduction des ARN messagers. Danchin en déduit
habilement que « le code génétique pourrait être alors la conséquence accidentelle de la catalyse par homéotopie de la liaison peptidique ».
Cette approche implique de comprendre comment ont pu se faire les
nucléotides, les précurseurs des ARN. On revient à ce point essentiel
de l'existence des nucléotides. Ces molécules impliquent l'existence
d'acides aminés précurseurs. Il existe effectivement, un coenzyme, le
4-phospho-pantetheine, qui peut transporter des acides aminés sur des
supports soufrés pour former des liaisons thioesters, déjà évoquées par
de Duve. Ce composé a la propriété de favoriser la synthèse de peptides
qui semblent jouer un rôle important dans la synthèse des lipides, les
constituants indispensables des membranes. Danchin envisage aussi
la formation des nucléotides par une réaction inverse d'un processus
autocatalytique utilisant la ptéridine-phosphate pour assurer la fixation
de l'azote. Ce sont là, de nouvelles pistes à approfondir. À suivre .. .
James G. Ferry et Christopher H. House ont proposé récemment une
hypothèse alternative combinant les aspects majeurs des deux théories.
Cette approche est fondée sur les observations faites sur le génome de
Methanosarcina acetivorans et suggérant que la conservation de l'énergie
était une voie qui aurait pu diriger l'évolution cellulaire primordiale.
~Bilan de la soupe primordiale et de l'exobiologie
Si l'on tente un bilan de ces deux grandes approches de la soupe primordiale
et de l'exobiologie, force est de constater que l'émergence de la vie précellulaire
et sa transformation en une cellule bactérienne la plus simple possible n'est pas
résolue et qu'aucun consensus n'a été reconnu. Le code génétique ne codant
que pour les protéines, il faut découvrir d'où viennent les précurseurs
des acides nucléiques, les nucléotides. La formation des membranes reste
une autre énigme à résoudre.
Les pistes retenues jusqu'ici seraient-elles mal orientées? inadaptées?
trop actualistes? D'autres phénomènes entrent nécessairement en jeu.
Lesquels? Une autre approche inexplorée serait-elle possible? Et si les
lois de la physique intervenaient par une contribution structurante? Ce
sont les nouvelles perspectives off ertes par la théorie de la relativité d'échelle.
