2.3. Historique des théories de l'origine de la vie
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Ce sont des théories d'une génération chimique spontanée par étapes et
les hypothèses sont nombreuses. C'est donc un retour à une génération
spontanée initiale, mais désormais chimique de la vie dans des conditions
ancestrales très différentes de l'actuel où la sélection naturelle a joué un rôle
majeur.
Les hypothèses d'Oparin-Haldane
Les travaux du biochimiste Alexandre lvanovich Oparin (1894-1980)
sur la chimie du carbone l'ont amené à proposer en 1924, une théorie de
l'origine chimique de la vie à partir de molécules dans une atmosphère
traversée de décharges électriques. Ces molécules présentes dans une
soupe primordiale, pourraient se combiner entre elles si elles se trouvaient
dissoutes dans des coacervats.
Oparin part du principe qu'il y a peu de différences entre l'inanimé
et le vivant et estime que le second s'est développé par des propriétés
propres à la matière. À l'époque on venait de découvrir que l'atmosphère
de Jupiter et des planètes géantes était constituée de méthane et il en
déduisit que l'atmosphère primitive de la Terre devait être très différente de sa composition actuelle. L'atmosphère devait être réductrice
(dépourvue d'oxygène) et contenir à la fois du méthane, de l'ammoniac,
de l'hydrogène et de la vapeur d'eau, le carbone venant principalement
du méthane. Il suggérait qu'au début, des substances organiques se
formaient dans l'atmosphère en s'arrangeant en structures moléculaires
selon leurs constitutions atomiques, en particulier de petites molécules
comme le formaldéhyde (HCHO) ou l'acide cyanhydrique (HCN). Mais
plus tard ces molécules dissoutes dans le milieu aquatique s'arrangeaient
en formes plus complexes en faisant émerger des propriétés nouvelles
déterminées par les relations spatiales des molécules. De ce complexe se
dégageaient progressivement les processus biologiques où les compétitions, les vitesses de croissance et la sélection naturelle avaient déterminé
les formes d'organisation que l'on connaît aujourd'hui.
Pour Oparin, les coacervats étaient les structures élémentaires d'où la
vie aurait pu émerger dans l'océan primordial. Oparin et l'exobiologiste
Sidney W. Fox ont étudié la formation des micro-gouttelettes colloïdales constituées d'agrégats de macromolécules, appelées par Fox, des
protéinoides, qui se compartimentent et sont limitées par des polymères
de phospholipides constituant des « membranes » rudimentaires. Ces
structures ont été appelées coacervats par Oparin et microsphères par Fox.
Ces agrégats, qui ne sont pas les premières cellules, car formés d'éléments
actuels, présentent cependant certaines propriétés des cellules, comme
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Ce sont des théories d'une génération chimique spontanée par étapes et
les hypothèses sont nombreuses. C'est donc un retour à une génération
spontanée initiale, mais désormais chimique de la vie dans des conditions
ancestrales très différentes de l'actuel où la sélection naturelle a joué un rôle
majeur.
Les hypothèses d'Oparin-Haldane
Les travaux du biochimiste Alexandre lvanovich Oparin (1894-1980)
sur la chimie du carbone l'ont amené à proposer en 1924, une théorie de
l'origine chimique de la vie à partir de molécules dans une atmosphère
traversée de décharges électriques. Ces molécules présentes dans une
soupe primordiale, pourraient se combiner entre elles si elles se trouvaient
dissoutes dans des coacervats.
Oparin part du principe qu'il y a peu de différences entre l'inanimé
et le vivant et estime que le second s'est développé par des propriétés
propres à la matière. À l'époque on venait de découvrir que l'atmosphère
de Jupiter et des planètes géantes était constituée de méthane et il en
déduisit que l'atmosphère primitive de la Terre devait être très différente de sa composition actuelle. L'atmosphère devait être réductrice
(dépourvue d'oxygène) et contenir à la fois du méthane, de l'ammoniac,
de l'hydrogène et de la vapeur d'eau, le carbone venant principalement
du méthane. Il suggérait qu'au début, des substances organiques se
formaient dans l'atmosphère en s'arrangeant en structures moléculaires
selon leurs constitutions atomiques, en particulier de petites molécules
comme le formaldéhyde (HCHO) ou l'acide cyanhydrique (HCN). Mais
plus tard ces molécules dissoutes dans le milieu aquatique s'arrangeaient
en formes plus complexes en faisant émerger des propriétés nouvelles
déterminées par les relations spatiales des molécules. De ce complexe se
dégageaient progressivement les processus biologiques où les compétitions, les vitesses de croissance et la sélection naturelle avaient déterminé
les formes d'organisation que l'on connaît aujourd'hui.
Pour Oparin, les coacervats étaient les structures élémentaires d'où la
vie aurait pu émerger dans l'océan primordial. Oparin et l'exobiologiste
Sidney W. Fox ont étudié la formation des micro-gouttelettes colloïdales constituées d'agrégats de macromolécules, appelées par Fox, des
protéinoides, qui se compartimentent et sont limitées par des polymères
de phospholipides constituant des « membranes » rudimentaires. Ces
structures ont été appelées coacervats par Oparin et microsphères par Fox.
Ces agrégats, qui ne sont pas les premières cellules, car formés d'éléments
actuels, présentent cependant certaines propriétés des cellules, comme
