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2' partie: La relativité d'échelle et le vivant
tissus étant organisés en lames de parquet, les champs de force suivraient ces
orientations. »
Il explique ainsi les plans d'organisation et plus particulièrement les
animaux bilatériaux :
« les animaux bilatériaux aboutissent au fil de l'évolution à un animal plutôt
allongé, ayant deux paires de membres, un tube interne et une sorte de tube
sur le dos. Vers le haut du corps, au-dessus des épaules, une boule cérébrale
entourée d'organes positionnés sur un fer à cheval apparaît dans le même
mouvement[ ... ] Le mouvement qui positionne les parties d'un animal est un
écoulement mathématiquement précis » correspondant à des « écoulements
tourbillonnaires ». En outre « les règles physiques de construction contraignent
considérablement les possibles » ... « C'est là une conséquence profonde de la
physique et non de la génétique. »
Il est évident que l'idée de Fleury n'est pas fausse et exprime effectivement des structurations physiques limitant un certain nombre de possibles. Pour accepter son idée originale très vraisemblable de « morphogenèse
fluide », on aimerait que l'auteur suggère plus clairement quelles sont
ces forces physiques sous-jacentes en action. Cette approche de Fleury va
dans le même sens que les travaux de Diogo Queiros-Condé (1999, 2000)
sur les turbulences. Ce dernier a développé un modèle, celui des « peaux
entropiques », pour interpréter l'intermittence en turbulence développée. Au
cours de ses recherches, Queiros-Condé a transposé à l'arbre de la vie,
la géométrie de l'intermittence. Et, grâce à l'introduction d'un principe de
conservation d'un flux d'entropie le long de l'arbre, la géométrie de l'intermittence a permis de retrouver la loi log-périodique qui sera évoquée plus
loin. Ces données suggèrent une relation étroite effective entre la géométrie
du vivant et les phénomènes de turbulence et de morphogenèse fluide.
La description par Fleury de la croissance cellulaire par les lois de la
mécanique des fluides est partiellement commune avec celle de la relativité d'échelle. En effet, une des représentations possibles de l'équation
de la dynamique dans le cadre de la relativité d'échelle est l'équation de
Schrodinger, mais une autre obtenue après changement de variable est
précisément celle de la mécanique des fluides. Ce qu'apporte Fleury
est de considérer les solutions de telles équations correspondant à des
fluides visqueux et élasto-plastiques. Par contre, en relativité d'échelle,
il se rajoute un potentiel supplémentaire (manifestation de la géométrie
fractale), le « potentiel quantique », qui va impliquer la quantification
des solutions. En conséquence, le système sera amené, non pas à une
évolution continue comme dans l'approche classique de Fleury, mais à
des sauts d'un état à un autre, c'est-à-dire, du point de vue biologique,
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