2.2. La vie et ses contraintes
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Le cœlome restera indivisé chez les Mollusques et les Échinodermes,
ou sera métamérisé 1 , c'est-à-dire permettra au corps de se constituer en
éléments successifs distincts chez les Annélides, ou de former des organes
axiaux fusionnés chez les Arthropodes et métamérisés chez les Vertébrés.
Des squelettes externes (coquilles des mollusques, cuticule des
Arthropodes) et un squelette interne en os/ cartilage chez les Vertébrés
permettront ensuite aux individus d'acquérir une structure de soutien
absolument indispensable pour maîtriser la gravité en accédant à de
plus grandes tailles.
En résumé, à l'échelle macroscopique, les plantes possèdent une
polarité verticale avec une symétrie radiale, tandis que les animaux
possèdent un système de bipolarité antéro-postérieure et dorso-ventrale
avec une symétrie bilatérale. On constate que ces structurations apparaissent déjà sur la cellule œuf, c'est-à-dire de façon très précoce dans
le développement, ce qui indique aussi leur ancienneté.
)1- Contraintes physiques de la morphogenèse
Outre la gravité qui contraint les êtres vivants, d'autres manifestations physiques encore mal connues interviennent dans sa morphogenèse. Pour expliquer les morphologies du vivant, Vincent Fleury, en
2006, s'est attaché aux mouvements des cellules qui s'écoulent d'un lieu
à un autre de l'embryon au cours du développement 2 , notamment de la
gastrulation. En effet lorsque la blastula atteint environ 20 000 cellules,
une réorganisation majeure intervient, la gastrulation, avec des flux de
mouvements cellulaires d'une extrême complexité 3 , qui aboutissent
au plan d'organisation de l'individu. Ce flux se matérialise sous la
forme de vortex symétriques qui, par collision, se transforment en flux
hyperboliques autour d'une région neutre en forme de selle ou de fer à
cheval, présumée ombilicale. Autour de ce point, les déformations sont
simplement des élongations. Cet auteur suggère l'existence de champs de
cellules, un peu à la façon des champs magnétiques, qui se déformeraient
sous l'action de forces de poussée, par des étirements, des rotations, des
tourbillons (vortex), des enroulements, des plis, des gonflements et des
contractions qui détermineraient alors les polarités et les symétries.
Ce seraient des phénomènes physiques, ou relevant de la mécanique
des fluides, d'une hydrodynamique avec un relai génétique : « Les
Annélides: 7000 espèces).
1. Corps composé d'une succession de segments (métamères).
2. Cette fluidité des cellules est bien visible chez le poisson zèbre transparent.
3. Connus depuis les années Trente.
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Le cœlome restera indivisé chez les Mollusques et les Échinodermes,
ou sera métamérisé 1 , c'est-à-dire permettra au corps de se constituer en
éléments successifs distincts chez les Annélides, ou de former des organes
axiaux fusionnés chez les Arthropodes et métamérisés chez les Vertébrés.
Des squelettes externes (coquilles des mollusques, cuticule des
Arthropodes) et un squelette interne en os/ cartilage chez les Vertébrés
permettront ensuite aux individus d'acquérir une structure de soutien
absolument indispensable pour maîtriser la gravité en accédant à de
plus grandes tailles.
En résumé, à l'échelle macroscopique, les plantes possèdent une
polarité verticale avec une symétrie radiale, tandis que les animaux
possèdent un système de bipolarité antéro-postérieure et dorso-ventrale
avec une symétrie bilatérale. On constate que ces structurations apparaissent déjà sur la cellule œuf, c'est-à-dire de façon très précoce dans
le développement, ce qui indique aussi leur ancienneté.
)1- Contraintes physiques de la morphogenèse
Outre la gravité qui contraint les êtres vivants, d'autres manifestations physiques encore mal connues interviennent dans sa morphogenèse. Pour expliquer les morphologies du vivant, Vincent Fleury, en
2006, s'est attaché aux mouvements des cellules qui s'écoulent d'un lieu
à un autre de l'embryon au cours du développement 2 , notamment de la
gastrulation. En effet lorsque la blastula atteint environ 20 000 cellules,
une réorganisation majeure intervient, la gastrulation, avec des flux de
mouvements cellulaires d'une extrême complexité 3 , qui aboutissent
au plan d'organisation de l'individu. Ce flux se matérialise sous la
forme de vortex symétriques qui, par collision, se transforment en flux
hyperboliques autour d'une région neutre en forme de selle ou de fer à
cheval, présumée ombilicale. Autour de ce point, les déformations sont
simplement des élongations. Cet auteur suggère l'existence de champs de
cellules, un peu à la façon des champs magnétiques, qui se déformeraient
sous l'action de forces de poussée, par des étirements, des rotations, des
tourbillons (vortex), des enroulements, des plis, des gonflements et des
contractions qui détermineraient alors les polarités et les symétries.
Ce seraient des phénomènes physiques, ou relevant de la mécanique
des fluides, d'une hydrodynamique avec un relai génétique : « Les
Annélides: 7000 espèces).
1. Corps composé d'une succession de segments (métamères).
2. Cette fluidité des cellules est bien visible chez le poisson zèbre transparent.
3. Connus depuis les années Trente.
