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2' partie: La relativité d'échelle et le vivant
la force nucléaire faible 1 (mais il reste difficile de comprendre comment
celle-ci pourrait s'exprimer aux échelles du vivant, considérablement
plus grandes que celles où agit cette force). Une autre piste possible,
mais qui reste à étudier, est l'existence de dissymétries dans la relation
obtenue en théorie de la relativité d'échelle entre le champ de vitesse
des géodésiques et les fonctions d'ondes (dans le cas de l'équation de
Dirac).
On remarquera que les virus, formes non vivantes, qui ont acquis
du matériel génétique, mais aucun élément de décodage, ne peuvent
absolument pas donner une idée des premiers assemblages vivants,
puisqu'ils sont tributaires d'organismes préexistants et doivent parasiter
un autre organisme pour se multiplier.
Il existe aussi un certain nombre de contraintes physiques terrestres
qui ont été déterminantes dans les morphologies qu'ont prises les êtres
vivants, ne serait-ce que la gravité. D'autres contraintes façonnent aussi
le vivant comme nous allons le voir maintenant.
Il existe une très grande différence entre l'inorganique et l'organique,
c'est celle de la complexité de l'organisation des molécules. Le passage
d'un domaine à l'autre concrétise l'apparition de la vie et constitue un
saut structurel majeur, dont les caractéristiques étaient également très
contraignantes. Si l'apparition du vivant est une rupture de symétrie au
niveau de base moléculaire, la symétrie se réinvente à divers niveaux hiérarchiquement plus élevés de la morphogenèse.
Échelles du vivant, polarités, asymétries et symétries
En effet, il existe pour l'inorganique comme pour le vivant, de nombreuses contraintes physiques qui conditionnent le développement de
symétries et des polarités. Les symétries physiques des cristaux découlent
des forces des liaisons chimiques (liaisons hydrogène, métallique) entre
atomes et molécules, alors que celles du vivant sont liées aux contraintes qui se développent aux diverses échelles considérées, comme l'ont
montré Scania Schonen en 1989 et Francis Hailé en 1999 2 .
1. La force nucléaire faible est l'une des forces fondamentales d'interaction de la nature,
la plus faible limitée au noyau atomique. Elle régit les interactions entre les leptons et
les quarks et est responsable de la désintégration des particules, son champs d 'action
étant de 1Q· 18 m.
2. Voir leurs livres respectifs: << Symétrie et cerveau ,, dans La Symétrie aujourd'hui et Éloge
de la plante.
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