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2' partie : La relativité d'échelle et le vivant
qui ne possède pas de système de réparation, la transformation de cytosine en uracile serait une conséquence fonctionnelle sélectionnée qui
aurait été conservée. On admet alors que l'uracile serait une base ancestrale,
alors que la thymine (la 5-méthyluracile) en serait une forme dérivée.
Ce qui est cohérent avec l'idée d'un ARN ayant précédé l'ADN.
>- Le codage des protéines : la transcription
Lorsqu'une cellule a besoin de protéines ou d'enzymes, elle transcrit la
séquence ADN en utilisant une enzyme (l'ARN polymérase dépendante
de l'ADN) et la copie sous la forme d'un un ARN dit messager (ARNm)
identique à la séquence ADN, une découverte de François Gros. Ensuite
la cellule fait la traduction en protéines selon une lecture séquentielle
du messager par l'intermédiaire des ribosomes, ces organites qui sont
de véritables petites usines de transformation du message génétique en
acides aminés constituant les protéines. Il s'agit d'un phénomène qui est
irréversible et unidirectionnel. L'unidirectionnalité du transfert d'information est un phénomène considéré par les biologistes comme le dogme 1
central de la biologie moléculaire. En fait, l'irréversibilité souffre tout
de même d'une exception qui a été démontrée en 1970; c'est le rôle de
la transcriptase inverse qui permet de transformer l'ARN en ADN chez
les rétrovirus et peut-être chez d'autres organismes plus complexes.
L'ARNm n'est pas enroulé en hélice et est moins stable que l'ADN. Il
se dégrade plus rapidement en raison du remplacement du sucre désoxyribose, insensible à l'hydrolyse alcaline, par un sucre ribose qui y est très
sensible. Les acides aminés sont accrochés sur des ARN de transfert
(ARNt) qui contiennent un anti-codon, complément inverse du codon,
qui porte l'acide aminé correspondant au codon. Dans le ribosome lors
de la lecture des codons, les uns après les autres, le codon de l'ARNm
est mis en relation avec l'an ti-codon d'un ARNt qui ajoute l'acide aminé
qu'il portait à la séquence protéique en cours de formation.
L'ordre des acides aminés dans les protéines est essentiel car il implique la façon dont les radicaux se positionnent pour former la structure
tridimensionnelle de la protéine. La structure spatiale est très importante, car elle conditionne la fonction de la protéine. Ainsi certaines
se découpent en domaines exerçant certaines fonctions indépendantes
des autres parties de la protéine. Cette structure multifonctions suggère la
1. Le dogme correspond à un principe incontestable et intangible d'une religion ou d'une
doctrine philosophique ou politique. En science, il n'y a pas de dogmes, simplement des
axiomes (vérités indémontrables qui doivent être admises ou des principes (loi admise
sans démonstration ou raisonnements qui servent de point de départ); la meilleure
preuve en est que ce << dogme >> souffre des exceptions.
2' partie : La relativité d'échelle et le vivant
qui ne possède pas de système de réparation, la transformation de cytosine en uracile serait une conséquence fonctionnelle sélectionnée qui
aurait été conservée. On admet alors que l'uracile serait une base ancestrale,
alors que la thymine (la 5-méthyluracile) en serait une forme dérivée.
Ce qui est cohérent avec l'idée d'un ARN ayant précédé l'ADN.
>- Le codage des protéines : la transcription
Lorsqu'une cellule a besoin de protéines ou d'enzymes, elle transcrit la
séquence ADN en utilisant une enzyme (l'ARN polymérase dépendante
de l'ADN) et la copie sous la forme d'un un ARN dit messager (ARNm)
identique à la séquence ADN, une découverte de François Gros. Ensuite
la cellule fait la traduction en protéines selon une lecture séquentielle
du messager par l'intermédiaire des ribosomes, ces organites qui sont
de véritables petites usines de transformation du message génétique en
acides aminés constituant les protéines. Il s'agit d'un phénomène qui est
irréversible et unidirectionnel. L'unidirectionnalité du transfert d'information est un phénomène considéré par les biologistes comme le dogme 1
central de la biologie moléculaire. En fait, l'irréversibilité souffre tout
de même d'une exception qui a été démontrée en 1970; c'est le rôle de
la transcriptase inverse qui permet de transformer l'ARN en ADN chez
les rétrovirus et peut-être chez d'autres organismes plus complexes.
L'ARNm n'est pas enroulé en hélice et est moins stable que l'ADN. Il
se dégrade plus rapidement en raison du remplacement du sucre désoxyribose, insensible à l'hydrolyse alcaline, par un sucre ribose qui y est très
sensible. Les acides aminés sont accrochés sur des ARN de transfert
(ARNt) qui contiennent un anti-codon, complément inverse du codon,
qui porte l'acide aminé correspondant au codon. Dans le ribosome lors
de la lecture des codons, les uns après les autres, le codon de l'ARNm
est mis en relation avec l'an ti-codon d'un ARNt qui ajoute l'acide aminé
qu'il portait à la séquence protéique en cours de formation.
L'ordre des acides aminés dans les protéines est essentiel car il implique la façon dont les radicaux se positionnent pour former la structure
tridimensionnelle de la protéine. La structure spatiale est très importante, car elle conditionne la fonction de la protéine. Ainsi certaines
se découpent en domaines exerçant certaines fonctions indépendantes
des autres parties de la protéine. Cette structure multifonctions suggère la
1. Le dogme correspond à un principe incontestable et intangible d'une religion ou d'une
doctrine philosophique ou politique. En science, il n'y a pas de dogmes, simplement des
axiomes (vérités indémontrables qui doivent être admises ou des principes (loi admise
sans démonstration ou raisonnements qui servent de point de départ); la meilleure
preuve en est que ce << dogme >> souffre des exceptions.
