Interaction des rayonnements ionisants dans les tissus
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Ainsi, nous sommes donc en capacité de déterminer le courant lié à la dose
absorbée dans les tissus sous une certaine profondeur induite par l’exposition à
une source de photons. Cependant, cette approche calculatoire appelle le
commentaire suivant : nous avons admis que la paroi répondait de façon sensiblement équivalente aux photons, en terme de transfert d’énergie dans les
tissus, sur une gamme d’énergie comprise entre 50 keV et 2 MeV. La mesure
sous la profondeur de la paroi est donc assimilable à une mesure de la dose
absorbée dans les tissus moyennant le respect des conditions d’équilibre électronique pour cette gamme énergie. Nous remarquerons cependant que la valeur du courant délivrée est subordonnée à la connaissance du rapport des
pouvoirs d’arrêt massique entre la paroi et le gaz de la cavité, puisque ce dernier est différent de 1.
paroi
g
1
S
§ ·
≠
¨ ¸
ρ
© ¹
(2.68)
Il n’y a donc pas de relation directe entre la valeur de transfert mesurée
(i.e. le courant) et la grandeur dosimétrique, ce détecteur est alors qualifié de
dosimètre relatif ; dans le cas présent, on parlera plus précisément de chambre
à paroi équivalent-tissu, ce qui est typiquement l’appellation d’une Babyline
dédiée à la mesure de la dose absorbée à la profondeur de son épaisseur de
paroi si celle-ci est en matériau équivalent-tissu. On notera cependant que ce
rapport sur la gamme d’énergie précisée ne diffère pas plus de 10 % de l’unité.
Il est cependant possible de faire en sorte que ce rapport soit égal à l’unité,
en particulier pour la mesure d’une grandeur dosimétrique qui présente de
multiples propriétés vis-à-vis de la métrologie des photons : le kerma dans l’air.
Mesure du kerma dans l’air Kair par une chambre équivalent-air
Comme admis précédemment, le kerma dans l’air est proche de celui dans
les tissus et ne nécessite pas de vérifier les conditions d’équilibre électronique
pour le mesurer en n’importe quel point dans l’espace. Autre propriété majeure, si pour la chambre précédente on conçoit une paroi équivalent-air, le
rapport (2.68) précédant des pouvoirs d’arrêt massique est égal à 1 dès lors
que la cavité est remplie d’air.
Le théorème de Fano [18] précise que le rayonnement secondaire n’est pas
modifié par la « compression » du milieu, donc par les degrés de tassement des
atomes du milieu. En prenant une chambre ayant le même comportement que
l’air vis-à-vis du rayonnement primaire, mais de densité beaucoup plus grande,
on peut mesurer la dose absorbée dans l’air en profondeur dans de bonnes
conditions pratiques. Pour obtenir la composition massique d’une telle paroi,
on procède de la même manière que pour la détermination de celle d’une paroi
équivalent-tissu en vérifiant l’égalité (2.66). Typiquement, la composition
mixte précédente de CH2 et MgF constituée des pourcentages massiques respectifs de 19,5 % et 80,5 % réagit de façon équivalente à l’air pour une énergie
de 1,25 MeV. En reprenant des expressions liées au changement de milieu, on
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