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Photographier les astres en toutes saisons
Choisir un instrument
■ Choix de la monture
À cause de la rotation de la Te rre, qui provoque un bougé visible en une fraction de seconde, une monture motorisée est indispensable pour la photographie des astres. La précision du système d’entraînement est un élément clé
pour la photographie. La stabilité est également primordiale : une légère tape sur l’arrière du tube optique doit être
amortie en une ou deux secondes. Deux grandes classes de montures, altazimutales et équatoriales, se partagentle
marché.
Montures altazimutales
Les montures altazimutales équipent de nombreux instruments à pointage automatique (GO-TO). Leurs mouvements se font selon un axe des longitudes (gauche-droite) et un axe des latitudes (haut-bas). Le suivi des astres,
assuré par deux moteurs, est généralement tout à fait satisfaisant. Cependant, leur axe principal n’est pas parallèle
à celui de la Te rre, mais dirigé vers le zénith. Sans conséquence pour une photo avec une pose courte, ce mécanisme
pose un problème de rotation de champ lors des poses longues : au bout de quelques dizaines de secondes, les
étoiles situées au bord du cliché prennent la forme d’arcs de cercle ! Pour la photographie du ciel profond, il faut
soit se résoudre à combiner de nombreuses poses très courtes, ce qui n’est pas l’idéal ( cf. p. 27), soit adjoindre à
ces montures une table équatoriale, mais la stabilité de l’ensemble en pâtit. Une monture équatoriale est donc
préférable.
Montures équatoriales
L’axe principal d’une monture équatoriale (axe
horaire, ou axe des ascensions droites) pointe vers le
pôle Nord astronomique. La rotation de la Te rre est
compensée par le seul mouvement de l’instrument
autour de cet axe, ce qui élimine le problème de
rotation de champ évoqué ci-avant (dans la mesure
où le pointage du pôle Nord astronomique a été
rigoureux, cf. p. 21). Pour l’observation, un seul
moteurs ur l’axe des ascensions droites suffit pour
le suivi. En photographie, pour corriger les imperfections dans la mise en station et les éventuels effets
de la turbulence, un moteur est également indispensable sur le second axe, appelé axe des déclinaisons.
Il existe différents types de montures équatoriales :
à fourche, allemandes et moins communément
à berceau ou à fer à cheval. Hormis les modèles d’entrée de gamme, les montures allemandes sont souvent les
plus stables, mais aussi les plus lourdes et les plus encombrantes. Elles possèdent notamment un ou plusieurs
contrepoids, de masse à peu près équivalente à celle de l’instrument, qui ne servent qu’à équilibrer l’ensemble.
Montures à pointage automatique
De très nombreuses montures ont la possibilité, en série ouen option, d’être pilotées par un système GO-TO, capable de
pointer automatiquement n’importe quel objet,s ans que l’on ait à connaître le ciel. Peu didactiquee no bservation
visuelle, cette option peut être extrêmementu tile en astrophotographie, à cause du champ souvent restreint du détecteur, de la difficulté (ou de l’impossibilité) de voir à travers, ainsi que du manque de commodité de devoir retirer ce
détecteur à chaque nouveau pointage pour le remplacer par un oculaire. Certains logiciels de cartographie céleste,
comme Guide, The Sky et bien d’autres, permettent de commander le pointage automatique via un ordinateur.
Monture équatoriale à fourche en poste fixe (Photo E. Beaudoin).
Photographier les astres en toutes saisons
Choisir un instrument
■ Choix de la monture
À cause de la rotation de la Te rre, qui provoque un bougé visible en une fraction de seconde, une monture motorisée est indispensable pour la photographie des astres. La précision du système d’entraînement est un élément clé
pour la photographie. La stabilité est également primordiale : une légère tape sur l’arrière du tube optique doit être
amortie en une ou deux secondes. Deux grandes classes de montures, altazimutales et équatoriales, se partagentle
marché.
Montures altazimutales
Les montures altazimutales équipent de nombreux instruments à pointage automatique (GO-TO). Leurs mouvements se font selon un axe des longitudes (gauche-droite) et un axe des latitudes (haut-bas). Le suivi des astres,
assuré par deux moteurs, est généralement tout à fait satisfaisant. Cependant, leur axe principal n’est pas parallèle
à celui de la Te rre, mais dirigé vers le zénith. Sans conséquence pour une photo avec une pose courte, ce mécanisme
pose un problème de rotation de champ lors des poses longues : au bout de quelques dizaines de secondes, les
étoiles situées au bord du cliché prennent la forme d’arcs de cercle ! Pour la photographie du ciel profond, il faut
soit se résoudre à combiner de nombreuses poses très courtes, ce qui n’est pas l’idéal ( cf. p. 27), soit adjoindre à
ces montures une table équatoriale, mais la stabilité de l’ensemble en pâtit. Une monture équatoriale est donc
préférable.
Montures équatoriales
L’axe principal d’une monture équatoriale (axe
horaire, ou axe des ascensions droites) pointe vers le
pôle Nord astronomique. La rotation de la Te rre est
compensée par le seul mouvement de l’instrument
autour de cet axe, ce qui élimine le problème de
rotation de champ évoqué ci-avant (dans la mesure
où le pointage du pôle Nord astronomique a été
rigoureux, cf. p. 21). Pour l’observation, un seul
moteurs ur l’axe des ascensions droites suffit pour
le suivi. En photographie, pour corriger les imperfections dans la mise en station et les éventuels effets
de la turbulence, un moteur est également indispensable sur le second axe, appelé axe des déclinaisons.
Il existe différents types de montures équatoriales :
à fourche, allemandes et moins communément
à berceau ou à fer à cheval. Hormis les modèles d’entrée de gamme, les montures allemandes sont souvent les
plus stables, mais aussi les plus lourdes et les plus encombrantes. Elles possèdent notamment un ou plusieurs
contrepoids, de masse à peu près équivalente à celle de l’instrument, qui ne servent qu’à équilibrer l’ensemble.
Montures à pointage automatique
De très nombreuses montures ont la possibilité, en série ouen option, d’être pilotées par un système GO-TO, capable de
pointer automatiquement n’importe quel objet,s ans que l’on ait à connaître le ciel. Peu didactiquee no bservation
visuelle, cette option peut être extrêmementu tile en astrophotographie, à cause du champ souvent restreint du détecteur, de la difficulté (ou de l’impossibilité) de voir à travers, ainsi que du manque de commodité de devoir retirer ce
détecteur à chaque nouveau pointage pour le remplacer par un oculaire. Certains logiciels de cartographie céleste,
comme Guide, The Sky et bien d’autres, permettent de commander le pointage automatique via un ordinateur.
Monture équatoriale à fourche en poste fixe (Photo E. Beaudoin).
