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Photographier les astres en toutes saisons
M 8 et M 20 : nébuleuses Lagune et Tr ifide
29
Niveau : facile
M 8 et M 20 avec une lunette Astrophysics de 105 mm de diamètre et 450 mm de focale. Canon EOS 350D
modifié. Filtre LPS. 18 min de pose à 800 ISO. Mosaïque de deux champs (Photo E. Beaudoin).
Carte d’identité
Constellation : Sagittaire
Type : nébuleuses diffuses
Dimensions :
50′ (M 8) et 30′ (M 20)
Brillance : 5 sur 5 (M 8)
Coordonnées :
AD : 18 h 03.0 min
Décl. : –23°40′
En un clic
Il est intéressant de capturer
ce couple illustre à l’aide d’une
courte focale : un téléobjectif
donne de très bons résultats.
Avec des instruments
de focale supérieure à 500 mm,
on se concentre sur la photographie de chaque objet séparément, avec la meilleure définition possible… Gare cependant
à la turbulence,qui empâte
assez sévèrement les astres à
cette hauteur sur l’horizon.
Paramètres conseillés
Focale : 200 à 500 mm
(objets dans le même champ).
Détecteur : CCD ou APN.
Te mps de pose minimum :
5 à 10 min.
Au traitement : DDP.
Paramètres
atmosphériques
Turbulence :
Transparence :
Astuce
Même si, hormis bien sûr
la partie nord de M 20, ces
deux astres sont des nébuleuses
à émission, leur brillance est
suffisante pour que l’on puisse
les capturer de manière très
honorable avec un APN non
modifié. La dominante violacée
des nébuleuses est corrigée
lors du traitement en jouant
sur la balance des couleurs
et sur leur saturation.
Sortir des sentiers battus
Il existe mille et une façons de
sortir des sentiers battus avec
ces stars du ciel d’été. Citons
par exemple le choix d’un
champ large incluant de faibles
nébulosités à l’est de M 8
(région de NGC 6559), ou au
contraire celui d’une plongée
au cœur de la Lagune (dans la
région du Sablier notamment)
ou de la Trifide (autour du très
beau couple stellaire au centre
du nuage ionisé).
Un coup d’œil à l’oculaire
Déjà visible à l’œil nu, M 8
dévoile des détails dans une
simple paire de jumelles. Le
chenal sombre, la fameuse
Lagune, apparaît sans difficulté
dans un instrument de 100 mm.
À cette ouverture, M 20 est
bien plus faible. Un ciel parfait
permet tout de même de soupçonner les méandres sombres
qui divisent sa partie sud en
« trèfle ». To utes ces marques
de poussières sont spectaculaires à plus grande ouverture,
surtout à travers un filtre UHC.
Réussir la photo
C
a r t e d e c h a m p
Photographier les astres en toutes saisons
M 8 et M 20 : nébuleuses Lagune et Tr ifide
29
Niveau : facile
M 8 et M 20 avec une lunette Astrophysics de 105 mm de diamètre et 450 mm de focale. Canon EOS 350D
modifié. Filtre LPS. 18 min de pose à 800 ISO. Mosaïque de deux champs (Photo E. Beaudoin).
Carte d’identité
Constellation : Sagittaire
Type : nébuleuses diffuses
Dimensions :
50′ (M 8) et 30′ (M 20)
Brillance : 5 sur 5 (M 8)
Coordonnées :
AD : 18 h 03.0 min
Décl. : –23°40′
En un clic
Il est intéressant de capturer
ce couple illustre à l’aide d’une
courte focale : un téléobjectif
donne de très bons résultats.
Avec des instruments
de focale supérieure à 500 mm,
on se concentre sur la photographie de chaque objet séparément, avec la meilleure définition possible… Gare cependant
à la turbulence,qui empâte
assez sévèrement les astres à
cette hauteur sur l’horizon.
Paramètres conseillés
Focale : 200 à 500 mm
(objets dans le même champ).
Détecteur : CCD ou APN.
Te mps de pose minimum :
5 à 10 min.
Au traitement : DDP.
Paramètres
atmosphériques
Turbulence :
Transparence :
Astuce
Même si, hormis bien sûr
la partie nord de M 20, ces
deux astres sont des nébuleuses
à émission, leur brillance est
suffisante pour que l’on puisse
les capturer de manière très
honorable avec un APN non
modifié. La dominante violacée
des nébuleuses est corrigée
lors du traitement en jouant
sur la balance des couleurs
et sur leur saturation.
Sortir des sentiers battus
Il existe mille et une façons de
sortir des sentiers battus avec
ces stars du ciel d’été. Citons
par exemple le choix d’un
champ large incluant de faibles
nébulosités à l’est de M 8
(région de NGC 6559), ou au
contraire celui d’une plongée
au cœur de la Lagune (dans la
région du Sablier notamment)
ou de la Trifide (autour du très
beau couple stellaire au centre
du nuage ionisé).
Un coup d’œil à l’oculaire
Déjà visible à l’œil nu, M 8
dévoile des détails dans une
simple paire de jumelles. Le
chenal sombre, la fameuse
Lagune, apparaît sans difficulté
dans un instrument de 100 mm.
À cette ouverture, M 20 est
bien plus faible. Un ciel parfait
permet tout de même de soupçonner les méandres sombres
qui divisent sa partie sud en
« trèfle ». To utes ces marques
de poussières sont spectaculaires à plus grande ouverture,
surtout à travers un filtre UHC.
Réussir la photo
C
a r t e d e c h a m p
