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Photographier les astres en toutes saisons
■ Réduire le bruit
Un bruit important résulte d’un traitement trop poussé par rappor t au temps de pose total effectué. Le remède
à un cliché granuleux consisterait donc soit à modérer le traitement, soit à refaire le cliché avec un temps de
pose plus long ! À défaut, il existe des moyens d’atténuer le bruit, notamment grâce à des logiciels spécialisés
comme Neatimage. Cette diminution du bruit entraîne toujours une perte des plus fins détails. Dans Photoshop,
la fonction « Flou optimisé » donne de bons résultats, à condition, comme toujours, de l’utiliser sans excès
(rayon autour de 0,5 à 0,6 pixel, seuil à ajuster).
■ Assembler des images en mosaïque
Lorsqu’on ne dispose pas d’assez de champ pour photog raphier une grande région du ciel en un seul cliché, on
peut être amené à la photographier par morceaux. Reste à recoller les différents morceaux sans que cela ne se voit !
Premier point, il est nécessaire de faire se superposer très rigoureusement les différents clichés à assembler. Une
réorientation de ces clichés les uns par rappor t aux autres peut être nécessaire. Cela est possible manuellement
(dans Photoshop par exemple) ou automatiquement (avec iMerge notamment, qui rencontre la faveur des
astronomes). La fonction « Photomerge » disponible dans Photoshop ne permet pas un alignement rigoureux
de grands champs stellaires. Second point, les petites différences de luminosité qui peuvent apparaître entre les
différentes images doivent être corrigées. Cela est généralement assez facile visuellement, notre œil y étant très
sensible. L’homogénéisation des différentes images devient en revanche très difficile, voire impossible, si elles
sont affectées par un gradient de luminosité (vignettage, hauteur sur l’horizon différente d’un cliché à l’autre,
pollution lumineuse…). Dans ce cas, une fonction de retrait de gradient, telle que celle disponible dans Iris, peut
être d’un précieux secours.
■ Assembler des images avec des temps de pose différents
Quelques objets célestes présentent un gradient de luminosité si important qu’il est impossible d’enregistrer
tous leurs détails avec un seul temps de pose. L’exemple type est celui de la nébuleuse d’Orion. Si l’on capture
ses faibles extensions, le centre sature complètement le détecteur. Il est donc nécessaire de réaliser deux clichés
séparés : une pose longue montrera les régions externes, tandis qu’une pose courte dévoilera le cœur. L’idéal est
de réaliser ces clichés les uns à la suite des autres, ce qui évitera d’avoir à les recadrer. La mise en évidence des
différentes régions demeure une chose délicate. En effet, si l’on positionne simplement les deux clichés l’un sur
l’autre en choisissant une luminosité de 50 % pour le calque supérieur, on perd beaucoup de détails, à la fois dans
les basses et les hautes lumières. Il est donc préférable de procéder de la manière suivante : positionner l’image
Image brute de la planète Mars (combinaison
de 300 images avec une webcam ToUcam Pro II
et un télescope Celestron 14 à f /28).
Même image après un traitement
par ondelettes sous Iris.
(Photo E. Beaudoin.)
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