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Photographier les astres en toutes saisons
le chercheur du télescope, mais la précision obtenue est nettement infér ieure à celle d’un viseur polaire. À partir
de la dérive d’une étoile témoin, il existe des méthodes, comme celle de Bigourdan ou de King , permettant de
corriger progressivement les défauts de mise en
station. Ces techniques étant fastidieuses (il ne faut
pas avoir peur d’y passer au moins une heure), peu
d’amateurs s’y frottent lorsqu’il ne s’agit pas d’une
installation définitive.
Une mise en station imparfaite se traduit par une
dérive selon l’axe des déclinaisons qu’il faut corriger
lors du guidage ( cf. p. 27). Cependant, ces corrections, si elles sont trop nombreuses, entraînent
une rotation du champ autour de l’étoile guide. Ce
phénomène pouvait s’avérer très gênant en photographie argentique, lorsque les poses duraient plus
d’une heure. En imagerie numérique, les poses
individuelles ne dépassent généralement pas une
dizaine de minutes, si bien que l’on peut se permettre d’être un peu moins rigoureux dans l’alignementpolaire. Les clichés peuvent par ailleurs être
réalignés en translation et en rotation, ce qui élimine
la rotation de champ entre chacun d’eux.
■ Vérifier l’alignement des optiques
Sauf en cas de choc, les lunettes présentent l’avantage d’être toujours bien collimatées, d’où des performances optimales. En revanche, l’alignementdes
miroirs d’un télescope est à vérifier fréquemment,
si possible avant chaque séance photo. Le contrôle
s’effectue sur une étoile de brillance moyenne –
magnitude 6 environ – assez haute sur l’horizon.
Cela ne prend qu’une minute et peut sauver toute
une nuit de prise de vue, car un instrument décollimaté délivre de piètres images, visuelles comme
photographiques. To ut d’abord, avec un grossissement moyen (égal au diamètre de l’instrument en
millimètres), il faut vérifier que l’anneau d’une
étoile légèrement défocalisée est bien circulaire et
garde cette symétrie tout au long de la mise au
point.Ensuite, si la turbulence le permet, on double
le grossissement et on vérifie que les anneaux de
diffraction de l’étoile sont eux-mêmes symétriques.
■ Régler la sensibilité des APN
Les capteurs numériques ont leur propre sensibilité à la lumière, et elle est invariante. En fait, le réglage de la
sensibilité des APN consiste simplement à amplifier plus ou moins le courant électrique qui provient du détecteur.
Mais à partir d’une certaine valeur, voisine de 800 ISO en général, signal et bruit augmentent de manière identique. En passant de 800 à 1600 ISO par exemple, l’objet est plus brillant, mais en même temps plus granuleux.
Viseur polaire avec cercles gradués permettant son orientation
en fonction de la date (Photo E. Beaudoin).
L’étoile double epsilon du Bouvier avec un télescope Celestron 8
et une webcam. Cette photographie montre l’aspect que doivent
avoir, à fort grossissement, une étoile brillante et une étoile plus
faible dans un télescope bien collimaté par une nuit de faible
turbulence (Photo E. Beaudoin).
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