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Photographier les astres en toutes saisons
■ Tr ansparence
La transparence de l’air est une donnée impor tante
lorsqu’il s’agit de photographier des objets faibles.
Si le ciel n’est pas bien pur, le peu de lumière qu’ils
diffusent sera encore atténué par l’atmosphère, si
bien qu’il deviendra difficile de les enregistrer correctement. Un ciel transparent se reconnaît de jour
à sa couleur bleu profond. À partir de 1 000 mètres
d’altitude, les sites de montagnes bénéficient fréquemment d’une transparence excellente, car ils se
trouvent au-dessus de l’humidité et des poussières
de la basse atmosphère. Notons que même si l’air
est pur, la présence de cirrus en altitude peut également compromettre une séance photo. Le coucher
du soleil est le meilleur moment pour se rendre
compte de leur présence, car ils sont alors trahis par
leur couleur rosée. Une fois que la nuit s’est installée, il devient parfois plus difficile d’estimer précisément l’état du ciel.
■ Tu rbulence
La turbulence atmosphérique est le principal facteur limitant la netteté des photographies lunaire et planétaire,
mais elle peut également affecter la résolution des images de ciel profond dès que la focale de l’instrumentdépasse
1 m. Il est possible d’estimer grossièrement la turbulence à l’œil nu : si les étoiles scintillent peu, ou lentement,
la nuit a de bonnes chances d’être stable. Il arrive cependant parfois de constater de bonnes images au télescope
alors que les étoiles scintillent assez for tement près de l’horizon, et inversement, si bien que seule une observation
à l’oculaire aura le dernier mot. Certains endroits bénéficient fréquemment de bonnes images, alors que d’autres
sont très défavorisés. Seule l’expérience d’un site le dira. Par exemple, malgré l’altitude, un relief accidenté de
montagne engendre parfois des turbulences. En tout état de cause, lorsque l’on juge la turbulence forte, il convient
d’éviter de photographier des astres bas sur l’horizon, ou bien de réduire la focale.
■ Ensoleillement
Ce paramètre a évidemment son impor tance en astronomie. Des nuits claires trop rares incitent peu le débutantà
observer et mettent les nerfs du photographe confirmé à rude épreuve. Cependant, un site ensoleillé ne sera
vraiment exploitable que si les paramètres décr its ci-avant – pollution lumineuse, transparence et turbulence –
permettent de pratiquer l’astronomie dans de bonnes conditions. Par exemple, si le littoral méditerranéen se
distingue du reste du territoire par son ensoleillement, cette région est sévèrement touchée par la pollution
lumineuse, et le ciel est parfois dégagé auprix de bourrasques de vent qui engendrent de fortes turbulences.
Sur cette image de l’aurore prise à 1 700 mètres d’altitude, on
distingue dans la vallée l’humidité qui affecte la transparence à
basse altitude. Pour autant, la présence de nombreux nuages élevés
n’a pas offert cette nuit-là des conditions d’observation optimales
(Photo E. Beaudoin).
Photographier les astres en toutes saisons
■ Tr ansparence
La transparence de l’air est une donnée impor tante
lorsqu’il s’agit de photographier des objets faibles.
Si le ciel n’est pas bien pur, le peu de lumière qu’ils
diffusent sera encore atténué par l’atmosphère, si
bien qu’il deviendra difficile de les enregistrer correctement. Un ciel transparent se reconnaît de jour
à sa couleur bleu profond. À partir de 1 000 mètres
d’altitude, les sites de montagnes bénéficient fréquemment d’une transparence excellente, car ils se
trouvent au-dessus de l’humidité et des poussières
de la basse atmosphère. Notons que même si l’air
est pur, la présence de cirrus en altitude peut également compromettre une séance photo. Le coucher
du soleil est le meilleur moment pour se rendre
compte de leur présence, car ils sont alors trahis par
leur couleur rosée. Une fois que la nuit s’est installée, il devient parfois plus difficile d’estimer précisément l’état du ciel.
■ Tu rbulence
La turbulence atmosphérique est le principal facteur limitant la netteté des photographies lunaire et planétaire,
mais elle peut également affecter la résolution des images de ciel profond dès que la focale de l’instrumentdépasse
1 m. Il est possible d’estimer grossièrement la turbulence à l’œil nu : si les étoiles scintillent peu, ou lentement,
la nuit a de bonnes chances d’être stable. Il arrive cependant parfois de constater de bonnes images au télescope
alors que les étoiles scintillent assez for tement près de l’horizon, et inversement, si bien que seule une observation
à l’oculaire aura le dernier mot. Certains endroits bénéficient fréquemment de bonnes images, alors que d’autres
sont très défavorisés. Seule l’expérience d’un site le dira. Par exemple, malgré l’altitude, un relief accidenté de
montagne engendre parfois des turbulences. En tout état de cause, lorsque l’on juge la turbulence forte, il convient
d’éviter de photographier des astres bas sur l’horizon, ou bien de réduire la focale.
■ Ensoleillement
Ce paramètre a évidemment son impor tance en astronomie. Des nuits claires trop rares incitent peu le débutantà
observer et mettent les nerfs du photographe confirmé à rude épreuve. Cependant, un site ensoleillé ne sera
vraiment exploitable que si les paramètres décr its ci-avant – pollution lumineuse, transparence et turbulence –
permettent de pratiquer l’astronomie dans de bonnes conditions. Par exemple, si le littoral méditerranéen se
distingue du reste du territoire par son ensoleillement, cette région est sévèrement touchée par la pollution
lumineuse, et le ciel est parfois dégagé auprix de bourrasques de vent qui engendrent de fortes turbulences.
Sur cette image de l’aurore prise à 1 700 mètres d’altitude, on
distingue dans la vallée l’humidité qui affecte la transparence à
basse altitude. Pour autant, la présence de nombreux nuages élevés
n’a pas offert cette nuit-là des conditions d’observation optimales
(Photo E. Beaudoin).
