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Savoir-faire
■ Systèmes de lutte contre l’humidité
L’humidité de l’air peut parfois se condenser sur les optiques etruiner toute photographie. Essuyer les optiques
entre deux images constitue une opération délicate et peu efficace, si bien qu’il est nettement préférable d’anticiper tout dépôt de buée (ou de givre). Un pare-buée est un accessoire indispensable pour tous les instruments
ayant une lentille frontale (lunettes, Schmidt-Cassegrain…). Il arrive cependant que ce pare-buée ne soit pas suffisant, notamment lorsque l’instrument pointe haut dans le ciel. Dans ce cas, des résistances chauffantes peuvent
être d’un grand secours. Elles sont disponibles dans le commerce pour différents diamètres, mais leur prix reste
assez élevé. Pour les petits diamètres, il est possible d’en fabriquer soi-même à moindre coût. Dans le pire des cas,
il existe de petits systèmes de chauffage, d’une puissance de 150 W environ, qui se branchent sur allume-cigare.
Leur utilisation doit être parcimonieuse, sous peine de décharger rapidement la batterie. Notons qu’un hygromètre
peut permettre d’anticiper le risque de buée : au-delà de 80 %, la méfiance s’impose ! Enfin, sous une coupole,
un déshumidificateur d’air permet d’éviter tout souci.
Tirer parti du site d’observation
■ Pollution lumineuse
La pollution lumineuse est malheureusement
devenue le premier paramètre à prendre en compte
en photographie du ciel profond. La lumière émise
vers le ciel par de très nombreux éclairages mal
conçus masque les étoiles tout en ne contribuant
ni au confort, ni à la sécurité des personnes. De nos
jours, il est devenu impossible de contempler la
Vo ie lactée, et encore moins de photographier les
nébuleuses et les galaxies, à proximité des villes et
dans les villages. En 2007, contrairement à de plus
en plus de pays en Europe et dans le monde, la
France n’a encore adopté aucune mesure pour limiter la pollution lumineuse, en dépit de son impact
avéré sur l’environnement nocturne (par exemple,
la lumière est la deuxième cause d’extinction des
insectes, après les pesticides). Les parcs naturels, à
l’instar de celui du Luberon, pionnier dans ce
domaine, commencent cependant à prendre des
initiatives pour endiguer localement la croissance
de la pollution lumineuse.
Carte de France de la pollution lumineuse. Seules les zones incolores sont préservées. Les zones en bleu sont de bonne qualité,
celles en vert sont moyennes, celles en jaune et rouge sont de
mauvaise qualité (Source ANPCN/M. Bonavitacola).
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