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Savoir-faire
Prévoir les accessoires
■ Filtres
Filtres et CCD
Des filtres de couleur rouge, vert et bleu, si possible dichroïques pour de meilleures performances, sont indispensables pour reconstituer une image couleur avec les capteurs noir et blanc (principe de la trichromie). Leur
diamètre peut être de 31,75 mm pour les petits détecteurs, ou 50,8 mm pour les CCD grand format. Les filtres
sont placés dans un porte-filtre manuel ou motorisé si l’on souhaite automatiser la prise de vue. La technique
LRGB, qui consiste à réaliser une image noir et blanc sans filtre et trois autres images à travers les filtres précédemment cités est quasi systématiquement utilisée à l’heure actuelle. Elle permet un gain de temps très important
par rapport à la trichromie classique. En effet, seule l’image noir et blanc, qui contient l’essentiel de l’information
et qui sera utilisée comme luminance, requiert un long temps de pose et une bonne définition. Les trois images
prises à travers les filtres couleurs sont réalisées avec le mode binning de la caméra, généralement 2 × 2 (pixels
regroupés par paquets de 4) afin de réduire les temps de pose d’un facteur 4.
Les filtres à bande étroite connaissent un engouement croissant en imager ie CCD, notamment les filtres H α
de 5 à 15 nm de bande passante, qui permettent de photographier des nébuleuses même sous un ciel pollué.
Une autre tendance consiste à copier le procédé développé par la NASA pour l’obtention d’images en fausses
couleurs avec le télescope spatial : il s’agit de la technique mapped colour. Des filtres SII (raie du soufre ionisé),
H α (hydrogène ionisé) et OIII (oxygène ionisé) sont utilisés respectivement pour les couches rouge, verte et bleue.
Les images résultantes mettent en évidence des nuances dans des nébuleuses habituellementuniformément rouges,
mais qui n’ont aucun rapport avec la réalité.
Filtres et APN
Nul besoin de filtres pour obtenir une image couleur, puisqu’ils sont (hélas !) déjà en place sur les
photosites du capteur. Un filtre antipollution lumineuse à bande large permet de gagner en contraste
sur les nébuleuses, et dans une moindre mesure sur
les amas et les galaxies. De nombreux fabricants,
comme Baader, Astronomik, Lumicon, ou IDAS
proposent de tels filtres. Puisque les APN modifiés
enregistrent bien le rouge lointain, on peut également envisager de leur adjoindre un filtre rouge
foncé (un filtre H α induit un temps de pose généralement rédhibitoire). Il ne faut cependant pas
oublier que seul un photosite sur 4 du détecteur
sera alors utile (celui équipé d’un filtre rouge), ce
qui diminuera considérablement le rendement par
rapport à une caméra CCD.
Dans tous les cas, la fixation du filtre dans l’adaptateurr elève souvent du bricolage, car rares sont
les adaptateurs possédant un filetage adapté.
0
1 0
20
30
40
50
60
70
80
90
1 00
400
Hg Hg
500
600
700
Hg Hg N a Hg
Transmission du filtre LPS IDAS et principales raies d’émission
du sodium et du mercure (document Hutech).
Savoir-faire
Prévoir les accessoires
■ Filtres
Filtres et CCD
Des filtres de couleur rouge, vert et bleu, si possible dichroïques pour de meilleures performances, sont indispensables pour reconstituer une image couleur avec les capteurs noir et blanc (principe de la trichromie). Leur
diamètre peut être de 31,75 mm pour les petits détecteurs, ou 50,8 mm pour les CCD grand format. Les filtres
sont placés dans un porte-filtre manuel ou motorisé si l’on souhaite automatiser la prise de vue. La technique
LRGB, qui consiste à réaliser une image noir et blanc sans filtre et trois autres images à travers les filtres précédemment cités est quasi systématiquement utilisée à l’heure actuelle. Elle permet un gain de temps très important
par rapport à la trichromie classique. En effet, seule l’image noir et blanc, qui contient l’essentiel de l’information
et qui sera utilisée comme luminance, requiert un long temps de pose et une bonne définition. Les trois images
prises à travers les filtres couleurs sont réalisées avec le mode binning de la caméra, généralement 2 × 2 (pixels
regroupés par paquets de 4) afin de réduire les temps de pose d’un facteur 4.
Les filtres à bande étroite connaissent un engouement croissant en imager ie CCD, notamment les filtres H α
de 5 à 15 nm de bande passante, qui permettent de photographier des nébuleuses même sous un ciel pollué.
Une autre tendance consiste à copier le procédé développé par la NASA pour l’obtention d’images en fausses
couleurs avec le télescope spatial : il s’agit de la technique mapped colour. Des filtres SII (raie du soufre ionisé),
H α (hydrogène ionisé) et OIII (oxygène ionisé) sont utilisés respectivement pour les couches rouge, verte et bleue.
Les images résultantes mettent en évidence des nuances dans des nébuleuses habituellementuniformément rouges,
mais qui n’ont aucun rapport avec la réalité.
Filtres et APN
Nul besoin de filtres pour obtenir une image couleur, puisqu’ils sont (hélas !) déjà en place sur les
photosites du capteur. Un filtre antipollution lumineuse à bande large permet de gagner en contraste
sur les nébuleuses, et dans une moindre mesure sur
les amas et les galaxies. De nombreux fabricants,
comme Baader, Astronomik, Lumicon, ou IDAS
proposent de tels filtres. Puisque les APN modifiés
enregistrent bien le rouge lointain, on peut également envisager de leur adjoindre un filtre rouge
foncé (un filtre H α induit un temps de pose généralement rédhibitoire). Il ne faut cependant pas
oublier que seul un photosite sur 4 du détecteur
sera alors utile (celui équipé d’un filtre rouge), ce
qui diminuera considérablement le rendement par
rapport à une caméra CCD.
Dans tous les cas, la fixation du filtre dans l’adaptateurr elève souvent du bricolage, car rares sont
les adaptateurs possédant un filetage adapté.
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60
70
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90
1 00
400
Hg Hg
500
600
700
Hg Hg N a Hg
Transmission du filtre LPS IDAS et principales raies d’émission
du sodium et du mercure (document Hutech).
