143
Hors saison
Mars
94
Niveau : difficile
Mars en novembre 2005 avec un télescope Celestron de 355 mm à f /28. Webcam ToUcam Pro II.
300 images compositées sur 1 200. Traitement par ondelettes (Photo E. Beaudoin).
Carte d’identité
Type : planète tellurique
Dimensions : 3,5′′ à 25′′
Magnitude : +1,8 à –2,8
À l’œil nu : éclat orangé
En un clic
Mars est sans doute la planète
la plus difficile à photographier
parmi les principales visibles
à l’œil nu. Bien que lumineux,
son disque reste de taille très
modeste, même au moment des
oppositions, et les formations
qui y figurent manquent
de contraste. Les principales
d’entre elles peuvent être capturées avec une petite lunette
de 80 mm, mais les fins détails
de structure n’apparaissent
distinctement que sur les clichés
pris avec des instruments de
plus de 200 mm d’ouverture.
Paramètres conseillés
Focale :rapport F / D 30 à 40.
Détecteur : caméra vidéo
ou webcam.
Te mps de pose : à adapter
au gain et au rapport F / D .
Au traitement : ondelettes.
Visibilité
Période de visibilité : opposition tous les 2 ans et 2 mois.
Particularités :
Oppositions d’été basses sur
l’horizon mais fort diamètre
apparent. Oppositions d’hiver
hautes dans le ciel mais petit
diamètre.
Astuce
Pour augmenter le contraste des
formations au sol, l’emploi d’un
filtre orangé, ou même rouge
avec un télescope assez lumineux,est recommandé. Certains
amateurs réalisent de belles
images à travers des filtres interférentiels, de type UHC par
exemple. Outre l’augmentation
du contraste, l’intérêt de ces filtres est de réduire légèrement les
effets de la turbulence et d’éviter le problème de dispersion des
couleurs lié à la réfraction. En
revanche, ces filtres ne permettent de réaliser que des images
en noir et blanc.
Sortir des sentiers battus
Les idées pour sortir des sentiers battus ne manquent pas
avec la planète rouge : suivi
de phénomènes atmosphériques tels que l’apparition
de tempêtes de poussière
ou la formation de brumes,
suivi de la fonte des calottes
glaciaires…, de quoi accaparer
les amateurs de haute définition des nuits entières
lors des oppositions martiennes,
d’autant que ces phénomènes
demeurent la plupart du temps
imprévisibles.
Un coup d’œil à l’oculaire
L’observation n’est intéressante
que tous les deux ans,
au moment des oppositions.
Une lunette de 60 mm permet
alors de distinguer les formations les plus contrastées,
notamment Syrtis Major, ainsi
que les calottes lorsqu’elles
sont suffisamment développées.
Un instrument de 100 à 150 m
est un minimum pour voir
davantage de détails, comme le
crochet de Sinus Meridiani par
exemple. Avec un télescope
de 200 à 300 mm, on peut
appréhender les phénomènes
météorologiques.
Réussir la photo
Hors saison
Mars
94
Niveau : difficile
Mars en novembre 2005 avec un télescope Celestron de 355 mm à f /28. Webcam ToUcam Pro II.
300 images compositées sur 1 200. Traitement par ondelettes (Photo E. Beaudoin).
Carte d’identité
Type : planète tellurique
Dimensions : 3,5′′ à 25′′
Magnitude : +1,8 à –2,8
À l’œil nu : éclat orangé
En un clic
Mars est sans doute la planète
la plus difficile à photographier
parmi les principales visibles
à l’œil nu. Bien que lumineux,
son disque reste de taille très
modeste, même au moment des
oppositions, et les formations
qui y figurent manquent
de contraste. Les principales
d’entre elles peuvent être capturées avec une petite lunette
de 80 mm, mais les fins détails
de structure n’apparaissent
distinctement que sur les clichés
pris avec des instruments de
plus de 200 mm d’ouverture.
Paramètres conseillés
Focale :rapport F / D 30 à 40.
Détecteur : caméra vidéo
ou webcam.
Te mps de pose : à adapter
au gain et au rapport F / D .
Au traitement : ondelettes.
Visibilité
Période de visibilité : opposition tous les 2 ans et 2 mois.
Particularités :
Oppositions d’été basses sur
l’horizon mais fort diamètre
apparent. Oppositions d’hiver
hautes dans le ciel mais petit
diamètre.
Astuce
Pour augmenter le contraste des
formations au sol, l’emploi d’un
filtre orangé, ou même rouge
avec un télescope assez lumineux,est recommandé. Certains
amateurs réalisent de belles
images à travers des filtres interférentiels, de type UHC par
exemple. Outre l’augmentation
du contraste, l’intérêt de ces filtres est de réduire légèrement les
effets de la turbulence et d’éviter le problème de dispersion des
couleurs lié à la réfraction. En
revanche, ces filtres ne permettent de réaliser que des images
en noir et blanc.
Sortir des sentiers battus
Les idées pour sortir des sentiers battus ne manquent pas
avec la planète rouge : suivi
de phénomènes atmosphériques tels que l’apparition
de tempêtes de poussière
ou la formation de brumes,
suivi de la fonte des calottes
glaciaires…, de quoi accaparer
les amateurs de haute définition des nuits entières
lors des oppositions martiennes,
d’autant que ces phénomènes
demeurent la plupart du temps
imprévisibles.
Un coup d’œil à l’oculaire
L’observation n’est intéressante
que tous les deux ans,
au moment des oppositions.
Une lunette de 60 mm permet
alors de distinguer les formations les plus contrastées,
notamment Syrtis Major, ainsi
que les calottes lorsqu’elles
sont suffisamment développées.
Un instrument de 100 à 150 m
est un minimum pour voir
davantage de détails, comme le
crochet de Sinus Meridiani par
exemple. Avec un télescope
de 200 à 300 mm, on peut
appréhender les phénomènes
météorologiques.
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