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Photographier les astres en toutes saisons
Jupiter
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Niveau : moyen
Jupiter et ses satellites en mai 2006 (hauteur 30°) avec un télescope Celestron de 355 mm à f /11.
Webcam ToUcam Pro II. 400 images compositées sur 1 200. Traitement par ondelettes (Photo E. Beaudoin).
Carte d’identité
Type : planète gazeuse
Dimensions : 30′′ à 50′′
Magnitude : –1,7 à –2,5
À l’œil nu : vif éclat jaune
En un clic
La plus grosse planète du système solaire dévoile plusieurs
niveaux de détails en fonction
de la puissance de l’instrument.
Les principales bandes nuageuses peuvent être capturées
facilement avec une petite
lunette, et les satellites apparaissent sur les images à faible
focale. La photographie détaillée
de Jupiter s’avère en revanche
assez difficile en raison du faible
contraste et du temps limité
pour réaliser les films
(voir « Astuce »).
Paramètres conseillés
Focale :
rapport F / D entre 20 et 40.
Détecteur : caméra vidéo
ou webcam.
Te mps de pose : à adapter
au gain et au rapport F / D .
Au traitement :
ondelettes ou masque flou.
Visibilité
Période de visibilité : opposition tous les 1 an et 1 mois.
Particularités :
Oppositions d’été basses sur
l’horizon. Oppositions d’hiver
hautes dans le ciel.
Astuce
La rotation rapide de Jupiter
implique une contrainte sur le
temps durant lequel il convient
de réaliser les films. Pour éviter
un bougé, il est conseillé de
limiter la prise de vue à 2 min
pour un télescope de 200
à 250 mm d’ouverture.
En conséquence, les caméras
vidéo haut de gamme, permettant d’enregistrer plusieurs
dizaines d’images à la seconde
sans dégradation de la qualité,
présentent un intérêt considérable sur cette planète.
Sortir des sentiers battus
En photographiant très régulièrement Jupiter au court
d’une nuit, il est possible
de regrouper les images pour
créer une petite animation
sur laquelle on voit la planète
tourner sur elle-même, avec
pourquoi pas le mouvement
simultané des satellites.
L’intervalle entre les prises
de vue doit être assez court et
bien régulier afin d’éviter toute
saccade dans l’animation.
Un coup d’œil à l’oculaire
Les satellites galiléens apparaissent déjà aux jumelles
(stabilisées) et leur ballet peut
être suivi dans une lunette
de 50 mm. Un tel instrument
permet de reconnaître la différence d’aspect des deux bandes
équatoriales, ainsi que l’assombrissement aux pôles. Une
optique de plus de 100 mm
donne accès à la fameuse tache
rouge ainsi qu’à certains détails
dans les bandes.Au-delà de
200 mm d’ouverture, un véritable suivi de la météo jovienne
peut être entrepris.
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