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Savoir-faire
livre. To ut d’abord, ce sont elles qui ont la plus
grande efficacité pour capturer la lumière (les spécialistes parlent de rendement quantique) : moins
d’un photon sur deux est perdu (contre plusd e9
sur 10 perdus avec un film argentique). De plus,
elles sont équipées d’un système de refroidissement
permettant de diminuer le signal thermiqueé voqué
précédemment et sur lequel nous reviendrons dans
la partie consacrée à la prise de vue. L’image délivrée par les caméras CCD à usage astronomique
est en noir et blanc. Cela peut paraître surprenant,
mais c’est un avantage considérable en terme de
sensibilité, puisque tous les photosites répondent
parfaitement à toutes les longueurs d’onde émises
par les astres (voir encadré « Capteur couleur ou
noir et blanc ? », p. 15). Il est par ailleurs possible
d’obtenir une image couleur à l’aide de filtres
colorés, de manière rapide et efficace. Le dernier
avantage des caméras CCD réside dans leur restitution très fine des différents contrastes d’une
image. Leur électronique transforme la lumière reçue sur le détecteur en niveaux d’intensité lumineuse, ou
niveaux de gris. Par exemple, un convertisseur dit « 8 bits », considéré comme un minimum pour une bonne
qualité d’image, délivre 256 niveaux de gris (2 8 ). Le niveau 0 correspond au noir pur, le niveau 255 au blanc
pur. Il y a donc un découpage en 256 nuances de lumière. Les caméras CCD sont capables de restituer bien
plus de nuances que cela : jusqu’à 65 535 (2 16 , soit 16 bits) ! Cela permet de distinguer plus facilement des
astres très faibles, ainsi que de capter de grands écarts de luminosité.
Appareils photo numériques (APN)
Les reflex numériques connaissent un engouement
sans précédent chez les photographes amateurs,et
le domaine de l’astronomie n’échappe pas à la règle.
Leur utilisation est moins déroutante qu’une caméra
CCD, et ne diffère pratiquement pas de celle d’un
boîtier argentique. Bien qu’ils n’aient aucun système
de refroidissement (contrairement aux caméras
CCD), leurs performances sont devenues en quelques années tout à fait intéressantes pour l’astrophotographie. La plupart des reflex délivrentdes
images avec 4 096 niveaux de luminosité (12 bits),
ce qui est déjà excellent. Mais il faut pour cela
utiliser le format brut de l’appareil (RAW)e tnon
un format compressé (JPEG), car ce dernierr éduit
les images à 256 niveaux de luminosité. À taille de
détecteur équivalente, les APN sont cinq àdixfois
moins chers qu’une caméra CCD. Ils sont également plus polyvalents, puisqu’ils sont parfaitement
adaptés à la photographie de scènes d’ambiance et qu’ils permettent la photographie de jour. Notons que, à
l’heure actuelle, c’est la marque Canon quim aîtrise le mieux la gestion du signal thermique et du bruit de lecture. Nikon réalise une opération de lissage des images (y compris des images brutes) peu satisfaisante pour un
usage astronomique. Les autres marques, à l’exception de Fuji qui produit d’excellents reflex numériques, sont
Caméra CCD montée sur un télescope Newton de fabrication
personnelle. La présence de câbles électriques et ici de tuyaux
de refroidissement exige certaines précautions de manipulation
(Photo C. Schur).
Boîtier Canon 350D et quelques accessoires (à gauche : chargeur
de piles ; à droite : déclencheur souple) (Photo E. Beaudoin).
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