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10. LUNETTES ET TÉLESCOPES
10.1. Évolution historique
Jusqu’au début du 17
e siècle, on a observé le ciel à l’œil nu. Le Danois TYCHO BRAHÉ a
pu obtenir une excellente précision sur les positions des astres (à 1’ près), à la limite du
pouvoir séparateur de l’œil (1 à 1,5’).
En 1609, GALILÉE améliore une modeste lunette terrestre, curiosité nouvelle venue de
Hollande. La technique vient de permettre un développement considérable de l’astronomie : la science en sera bouleversée. Galilée découvre alors le relief de la Lune, les étoiles la
Voie lactée, et surtout, en janvier 1610, les satellites de Jupiter, prouvant ainsi qu’il n’y a
pas qu’un seul centre des mouvements (la Terre) dans l’Univers. Cette découverte apporte
un fort crédit aux hypothèses coperniciennes. Toutefois, ses détracteurs disaient que c’est
la lunette qui est la cause de l’existence de ces satellites puisqu’on ne les voit pas à l’œil nu !
Peu après, Galilée découvre les phases de la planète Vénus et ce qu’il observe est en
contradiction avec le modèle géocentrique grec : il est convaincu que Copernic a raison...
La lunette de Galilée comporte un objectif convergent et un oculaire divergent. L’image
finale est droite (non inversée), mais l’image intermédiaire est virtuelle.
f'
image virtuelle
image
réelle
oculaire
(loupe)
oculaire
divergent
F'
f'
F'
f
f
oculaire
convergent
objectif
convergent
lunette de Galilée
lunette de Kepler
Dès 1611, Kepler modifie (et améliore) cette lunette en utilisant un oculaire convergent.
L’image finale est inversée (ce n’est pas gênant quand on regarde le ciel, sans bas ni haut)
mais l’image intermédiaire est réelle. Cela sera mis à profit en 1659 par HUYGENS pour
placer un micromètre dans le plan focal de l’objectif ; ce dispositif de mesure sera amélioré
par AUZOUT et PICARD en 1666 (micromètre à fils).
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