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A. CORNET et J.-P. DEVILLE
Considérons, par exemple, le cas d u n e prothèse totale de hanche : le biomatériau doit permettre de satisfaire les conditions suivantes :
limite d’élasticité et surtout limite de fatigue élevées,
excellente biocompatibilité, en particulier au niveau de la queue de prothèse
dans le cas d u n e fixation sans cc ciment >> (polymère),
excellente tenue à l’usure-frottement a u niveau de la tête de prothèse en
contact avec le cotyle en polyéthylène.
(flexion, changemen
de forme ou de secti
Scellement par (< ciment >>
ou par rehabilitation osseuse
Fig. 7.8. Conditions auxquelles doit satisfaire une prothèse de hanche.
Dans le cas d u n alliage de titane, on sait que la limite de fatigue est élevée, la
biocompatibilité bonne, surtout si on fait appel aux alliages Ti-Al-Fe, mais la
tenue à l’usure-frottement est désastreuse et il faut utiliser une tête rapportée en
alumine. Les problèmes sont les mêmes avec les aciers inoxydables qui, de plus,
contiennent du nickel. D’autres matériaux comme les stellites coules conviennent a u niveau du frottement mais sont moins performants au niveau des caractéristiques mécaniques.. .
Les traitements de surface permettent de conférer de nouvelles propriétés aux
matériaux déjà performants dans d’autres domaines : ainsi on peut envisager :
de relever encore plus la limite de fatigue de manière à disposer d’une marge
de sécurité permettant de réduire la section des implants ou d‘accepter
d’autres conceptions introduisant, par exemple, des coefficients de concentration de contraintes,
d’améliorer la biocompatibilité,
de permettre une bonne tenue à l’usure-frottement
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