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Radioprotection et ingénierie nucléaire
associe physiciens, chimistes, biologistes et médecins. Mais si la surveillance est traitée
séparément, la protection radiologique ne fait aucune distinction et ne se préoccupe que
de la somme des deux expositions.
La seconde partie, que nous aurions pu placer en premier, traite de la radioprotection lors
de la conception du réacteur. Les métiers sont différents, les définitions aussi. Le lecteur
ne devra pas s’en étonner. En séparant clairement ces deux premières parties, nous
pensons que nous évitons ainsi certaines confusions. Certaines descriptions faisant appel
à de nombreuses données, nous avons préféré les déplacer vers les annexes pour faciliter
la lecture de ces chapitres 6 à 11.
La troisième partie traite des matériaux et des dispositifs de radioprotection. Selon les types
de rayonnement et selon les contraintes de volume, il sera fait appel à différents matériaux.
Pour éviter la dispersion des composés radioactifs, plusieurs techniques de confinement
sont indispensables. Dans les ateliers, les lois physiques de la dispersion des aérosols sont
essentielles à une bonne radioprotection. Toutes ces bases scientifiques et techniques sont
rappelées dans cette partie.
Enfin la quatrième partie aborde la réglementation. Celle-ci évolue en permanence et nous
avons voulu en expliquer plus la genèse que sa description littérale que les utilisateurs
trouveront dans les textes des décrets. Dès sa création, le système de protection a mis en
place le principe de précaution, sans que cela soit explicitement dit. Partant de l’idée que
toute exposition peut avoir un effet, il devint nécessaire, pour obtenir les meilleurs résultats
possible, de mettre en place l’optimisation de la radioprotection. Son importance est telle
dans la vie de tous les jours que nous en avons fait un chapitre à lui seul.
Non directement enseigné, mais faisant toujours l’objet de questions, nous avons voulu
décrire, dans l’annexe 1, les accidents qui ont émaillé cette technologie depuis la seconde
guerre mondiale. Cet inventaire est planétaire, ce qui montre bien la bonne maîtrise de
cette activité et le bien-fondé des règles de sûreté et de protection qui l’entourent. Dans
l’annexe 2, le lecteur trouvera les méthodologies utilisées pour estimer l’impact des rejets
radioactifs dans l’environnement. Les annexes 3 à 5 doivent permettre aux lecteurs de la
seconde partie une lecture plus aérée des chapitres 6 à 11.
Ce livre est un ouvrage collectif, son aboutissement est l’effort de tout un groupe, je tiens
à remercier tous les auteurs, cités en page 17, pour leur concours, nous avons croisé nos
formations, nos points de vues, les réactions de nos étudiants. J’espère que le résultat
montrera bien cet engagement de tous.
Je souhaite également remercier le Professeur Daniel Blanc qui a bien voulu nous
conseiller au moment où la structuration de ce livre ne nous paraissait pas facile. Sa relecture critique nous a considérablement aidé.
Henri MÉTIVIER
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