Annexe 2
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A2.4. Transferts aux plantes et aux animaux
A2.4.1. Transferts aux plantes
A2.4.1.1. Transferts par voie foliaire
La contamination de la masse foliaire se fait par l’interception, soit des particules de l’air,
soit des gouttes d’eau contaminées. Une partie des radionucléides ainsi déposés est
adsorbée sur la surface foliaire. La fraction labile est emportée par lessivages des feuilles.
Certains éléments peuvent être transférés à la partie comestible, qu’elle soit aérienne ou
souterraine. Ce phénomène est appelé translocation. La modélisation la plus courante
permet de tenir compte d’une part de l’apport de radioactivité, et d’autre part de sa diminution par lessivage, pertes biologiques, et décroissance radioactive, tout au long de
l’exposition du végétal au dépôt. Le phénomène d’interception y est paramétré par un
rapport de captation, nuancé en fonction du type de végétal et de son développement, et
du type de dépôt, sec ou humide (par temps de pluie).
(A2.9)
Avec :
Cv : concentration du radionucléide dans la partie consommable du végétal à la récolte
(au temps tr) (Bq>kg –1 frais).
Dr : taux de dépôt, sec et humide (Bq>m –2 >s –1 ).
RC : rapport de captation (fraction du dépôt surfacique interceptée par (sans dimension) le
végétal ; ce facteur dépend du rendement de biomasse aérienne).
T trans : facteur dit de translocation entre les feuilles et les parties (sans dimension) consommables aériennes ou souterraines.
Rtc : rendement de culture (kg>m –2 ).
λ : constante de décroissance effective (somme de la décroissance (s -1 ) radioactive et de
la décroissance biologique).
t : temps (s).
À titre indicatif, le rapport de captation est compris entre 60 et 80 % pour des cultures
proches de la maturité ou à maturité. Dans le cas d’une couverture herbeuse, les valeurs
vont jusqu’à 100 %. Le facteur de translocation est égal à 1 lorsque la partie consommable
est la masse foliaire (légumes feuilles, salades…) ; il est de l’ordre de 0,1 à 0,15 pour les
autres légumes. La période effective (T = 0,693/λ) est de l’ordre de 2 à 3 semaines pour
l’herbe, par exemple.
A2.4.1.2. Transferts par voie racinaire
Le transfert des radionucléides du sol aux plantes, se modélise très simplement par l’utilisation d’un facteur de transfert : on suppose ainsi que les concentrations dans les plantes
et dans les sols sont liées par une relation linéaire, ce qui est vrai tant que la masse du
radionucléide reste négligeable, c’est-à-dire qu’elle ne conduit pas à un effet de saturation.
Cv
Dr RC T trans
и
и
Rtc
--------------------------------------0
tr
#
e
␭t
Ϫ
dt
и
и
ϭ
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