15 - Optimisation
441
– réduire le niveau de l’exposition collective,
– réduire la dispersion des expositions individuelles,
– réduire la dispersion des doses en recherchant en priorité la réduction des expositions
individuelles les plus élevées.
15.5.3. Présentation analytique du modèle
Le système retenu est défini de façon à permettre une réduction des expositions collectives
tout en réduisant la dispersion des expositions et ce en priorité pour les niveaux d’exposition élevés. Il intègre donc un degré d’aversion à la dispersion des expositions et
s’exprime, du point de vue analytique, comme suit :
avec :
α ref (d ) = valeur monétaire de l’homme-sievert pour le niveau d’exposition d.
α base = valeur monétaire de base de l’homme-sievert.
d 0 = borne inférieure de la plage de dose individuelle à partir de laquelle le phénomène
d’aversion est applicable.
d = niveau d’exposition annuel individuel.
a = coefficient représentant le degré d’aversion.
(a = 0 pour d < d 0 , a ≥ 0 pour d ≥ d 0 ).
Il s’agit d’un système de valeurs monétaires de l’homme-sievert croissant avec les niveaux
d’exposition individuels. La valeur monétaire de base de l’homme-sievert (α base ) reflète la
valeur des effets sanitaires attendus : quel que soit le niveau d’exposition individuel, la
valeur monétaire des effets sanitaires associés à un homme-sievert est considérée comme
constante. Par contre, le coefficient « a » représente le degré d’aversion au risque et
permet d’introduire des valeurs monétaires de l’homme-sievert croissant en fonction du
niveau d’exposition individuel. Quant à la borne d 0 , elle permet de ne considérer l’aversion au risque qu’au-delà d’un niveau d’exposition minimal, la prise en compte de la
dispersion des expositions individuelles n’étant pas jugée nécessaire pour des plages de
doses faibles.
Du point de vue graphique, le modèle se présente de la manière suivante (Figure 15.6) :
en ordonnées figure ce qu’il est raisonnable de dépenser pour éviter un homme-sievert
exprimé en unité monétaire ; en abscisses figurent les niveaux de dose individuels
exprimés en millisievert.
15.5.4. Systèmes existants
Depuis que la CIPR a élaboré ce concept, de nombreuses institutions se sont dotées de
systèmes de valeur monétaire de l’homme-sievert. Selon les cas, il s’agit de systèmes
retenus par des exploitants nucléaires, ou des autorités réglementaires, ou de systèmes
recommandés par des organismes experts comme le NRPB en Grande-Bretagne. En
France, seul EDF s’est doté d’un tel système.
␣ ref d
( ) ␣ base
d
d 0
----- -
⎝ ⎠
⎛ ⎞
a
ϭ
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– réduire le niveau de l’exposition collective,
– réduire la dispersion des expositions individuelles,
– réduire la dispersion des doses en recherchant en priorité la réduction des expositions
individuelles les plus élevées.
15.5.3. Présentation analytique du modèle
Le système retenu est défini de façon à permettre une réduction des expositions collectives
tout en réduisant la dispersion des expositions et ce en priorité pour les niveaux d’exposition élevés. Il intègre donc un degré d’aversion à la dispersion des expositions et
s’exprime, du point de vue analytique, comme suit :
avec :
α ref (d ) = valeur monétaire de l’homme-sievert pour le niveau d’exposition d.
α base = valeur monétaire de base de l’homme-sievert.
d 0 = borne inférieure de la plage de dose individuelle à partir de laquelle le phénomène
d’aversion est applicable.
d = niveau d’exposition annuel individuel.
a = coefficient représentant le degré d’aversion.
(a = 0 pour d < d 0 , a ≥ 0 pour d ≥ d 0 ).
Il s’agit d’un système de valeurs monétaires de l’homme-sievert croissant avec les niveaux
d’exposition individuels. La valeur monétaire de base de l’homme-sievert (α base ) reflète la
valeur des effets sanitaires attendus : quel que soit le niveau d’exposition individuel, la
valeur monétaire des effets sanitaires associés à un homme-sievert est considérée comme
constante. Par contre, le coefficient « a » représente le degré d’aversion au risque et
permet d’introduire des valeurs monétaires de l’homme-sievert croissant en fonction du
niveau d’exposition individuel. Quant à la borne d 0 , elle permet de ne considérer l’aversion au risque qu’au-delà d’un niveau d’exposition minimal, la prise en compte de la
dispersion des expositions individuelles n’étant pas jugée nécessaire pour des plages de
doses faibles.
Du point de vue graphique, le modèle se présente de la manière suivante (Figure 15.6) :
en ordonnées figure ce qu’il est raisonnable de dépenser pour éviter un homme-sievert
exprimé en unité monétaire ; en abscisses figurent les niveaux de dose individuels
exprimés en millisievert.
15.5.4. Systèmes existants
Depuis que la CIPR a élaboré ce concept, de nombreuses institutions se sont dotées de
systèmes de valeur monétaire de l’homme-sievert. Selon les cas, il s’agit de systèmes
retenus par des exploitants nucléaires, ou des autorités réglementaires, ou de systèmes
recommandés par des organismes experts comme le NRPB en Grande-Bretagne. En
France, seul EDF s’est doté d’un tel système.
␣ ref d
( ) ␣ base
d
d 0
----- -
⎝ ⎠
⎛ ⎞
a
ϭ
