1 - Les bases de la protection radiologique
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le cas de la gestion des déchets à long terme tout comme l’exposition à certaines sources
naturelles.
Lorsque l’exposition résulte d’une exposition interne suite à une contamination par des
radionucléides à vie longue, cette relation peut être remise en cause au profit d’une relation supra-linéaire ou d’une relation avec seuil ou pseudo-seuil. L’acquisition de connaissances scientifiques solides permettrait une approche spécifique de l’évaluation du risque
qui pourrait répondre de manière appropriée au problème de la gestion des déchets
nucléaires à vie longue, par définition d’activité spécifique faible. Leur retour à l’homme,
par la chaîne alimentaire, ne conduira qu’à de faibles expositions à de faibles débits de
doses, la notion d’activité spécifique étant prépondérante dans ce cas de figure. Rappelons
qu’une thyroïde humaine contient entre 10 à 15 mg d’iode, ce qui représenterait entre
65000 et 100000 Bq si tout cet iode était 129 I.
Ce type de relation dose-effet a été observé chez l’animal après l’inhalation d’oxyde de
239 Pu par le rat ou l’inhalation d’oxyde de
239 Pu ou
238 Pu par des chiens. Ce phénomène
a été également observé chez l’homme pour les cancers des os induits à faible débit de
dose par du
226 Ra. À tous ces exemples qui mettent en cause des émetteurs α, il faut
ajouter les travaux de l’Université de Davis chez des chiens qui ont ingéré du
90 Sr. Bien
que celui-ci soit un émetteur β, il existe également un seuil de 13,3 Gy pour les leucémies
et de 20 Gy pour les autres cancers dont les cancers osseux.
1.6.5. Un cancer peut-il être attribué sûrement
aux rayonnements ionisants ?
Nous savons par expérience que l’augmentation de certains cancers, leucémies par
exemple, est liée à l’exposition aux rayonnements. Parmi les enfants proches de la centrale
de Tchernobyl, l’augmentation brutale de cancers de la thyroïde est liée sans aucun doute
à la dispersion d’iode radioactif pendant l’accident. Cependant, il est impossible, dans
l’état actuel des connaissances, de reconnaître parmi les cancers, ceux qui sont provoqués
par l’exposition aux rayonnements aux faibles doses, et ceux dont l’apparition serait
« spontanée ».
L’indemnisation des maladies professionnelles des travailleurs est actuellement basée sur
la notion de risque attribuable. Si de réelles avancées scientifiques permettaient d’attribuer
un cancer aux rayonnements, les bases de l’assurance maladie et l’indemnisation des
travailleurs seraient bouleversées. Néanmoins on ne peut pas espérer, dans ce domaine,
des avancées spectaculaires et applicables dans un proche avenir.
1.6.6. Cancer radio-induit et prédisposition génétique
La question de la prédisposition génétique aux cancers induit par les radiations, et en particulier celles des travailleurs, est un sujet de préoccupation pour la radioprotection car elle
risque de devenir un des grands sujets de la radioprotection, dans la mesure où elle peut
avoir un impact sur les politiques nationales en matière d’emploi, d’assurance et d’indemnisation.
Aujourd’hui, par exemple, les sujets atteints d’une maladie rare, l’ataxie-télangectasie, ont
une sensibilité aiguë aux rayonnements ionisants. Facilement identifiables, ils ne seront
pas acceptés pour des emplois à risque. D’autres recherches, plus générales, sur la prédisposition à certains cancers sont en cours, mais les résultats scientifiques sont difficiles à
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