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Radioprotection et ingénierie nucléaire
par rapport à ces trois courbes (Kenny, 2000). En pratique, cela sous-entend que les performances d’efficacité des dispositifs de prélèvement doivent avoir été évaluées par rapport
à ces conventions.
13.7.2. Échantillonnage des aérosols
La mesure d’un aérosol passe par une première étape qui est le prélèvement d’air. Ce
prélèvement s’effectue généralement par aspiration d’un échantillon d’air à travers un
orifice de captage puis par transport de cet échantillon jusqu’à un étage collecteur (par
exemple un filtre).
L’échantillonnage des aérosols est une méthode largement pratiquée. Convenablement
mise en œuvre, elle permet de déterminer les caractéristiques d’une pollution particulaire
comme par exemple la concentration d’une fraction des particules en suspension dans
l’air, leur distribution en taille (granulométrie), leur composition chimique, etc. La grande
différence par rapport aux gaz réside dans le fait que les particules considérées sont
sujettes à des processus physiques comme l’inertie, la sédimentation, la diffusion. Ainsi,
lors du processus d’échantillonnage, une sélection des particules s’opère inévitablement
qu’il convient de connaître et de maîtriser au mieux si l’on souhaite utiliser le résultat de
la mesure pour évaluer l’exposition d’un opérateur.
13.7.2.1. Efficacité d’échantillonnage
La caractéristique essentielle de la performance d’un dispositif d’échantillonnage est l’efficacité avec laquelle les particules de l’aérosol ambiant sont aspirées à travers son ou ses
orifices d’entrée et transférées jusqu’à l’étage collecteur. On peut décomposer de façon
générale un dispositif d’échantillonnage en plusieurs éléments simples placés en série,
comme le montre la figure 13.2. À chaque élément simple, on associe un aérosol.
L’aérosol échantillonné est ainsi l’aérosol qui est collecté par l’étage terminal du dispositif,
c’est-à-dire le collecteur.
On définit ainsi l’efficacité d’échantillonnage E E par la probabilité qu’a une particule de
l’aérosol ambiant d’être prise en compte au niveau de l’étage collecteur. Cette fonctionefficacité d’échantillonnage peut se décomposer en fonctions plus élémentaires. Si l’on
peut considérer que les efficacités de sélection et de collection sont des fonctions intrinsèques à un dispositif de prélèvement, il n’en est pas de même pour les efficacités de
captage et de transmission. En effet, celles-ci dépendent d’un grand nombre de facteurs
liés à :
– l’aérosol (taille, densité, forme, état physique, état de charge électrique),
– l’écoulement de l’air (en amont de l’orifice de captage et à l’intérieur du dispositif, état
de la turbulence),
– au dispositif de prélèvement (forme du capteur, son orientation relative à l’écoulement,
sa taille relative au(x) corps présent(s) à proximité, l’état des surfaces).
L’échantillonnage est un processus physique complexe. Il est donc indispensable pour
chaque situation rencontrée de s’interroger sur la représentativité de l’aérosol échantillonné par rapport à l’aérosol ambiant que l’on cherche à caractériser. Pour l’application
qui nous concerne ici, il s’agit des paramètres de l’aérosol ambiant auquel est exposé un
opérateur : la concentration totale et la distribution granulométrique.
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