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Radioprotection et ingénierie nucléaire
études de sûreté, toutes filières considérées : REP, RNR, REB, UNGG, réacteurs expérimentaux, réacteurs avancés, systèmes hybrides accélérateur/réacteur sous-critique. Ils
visent à répondre aux principaux problèmes posés par le cycle du combustible que l’on
rappelle :
– le contrôle des quantités de matières radioactives (établissement de bilans matière),
– l’évacuation de la puissance résiduelle,
– la protection contre les rayonnements (détermination du terme source),
– la détermination du niveau de contamination (radiotoxicité…).
Leurs fonctionnalités les rendent aptes à traiter les problèmes de radioactivité relatifs à
d’autres domaines : fusion thermonucléaire, médecine, accélérateurs par exemple et
peuvent aussi contribuer à la mise au point de dispositifs de mesures.
Les données physiques de base requises par ces codes de calcul et plus généralement par
les calculs d’évolution sont contenues dans les évaluations répertoriées dans le tableau
10.2 (cf. chapitre 10). Il convient d’y ajouter les références : ENSDF, 2005 ; Audi et al.,
2003 ; Blachot et al., 1986 ; Firestone, 1996.
Il est important de souligner que les codes d’évolution sont, en amont, alimentés par des
codes de transport qui fournissent les valeurs de flux de particules. Ainsi, dans le système
DARWIN développé en France, le code APOLLO-2 (Sanchez et al., 2003) détermine les
valeurs du flux neutronique et des taux de réactions nécessaires au calcul du bilan isotopique d’un combustible REP irradié.
11.4. Calculs paramétriques, calculs de sensibilité
et calcul d’incertitudes
Tout comme pour la propagation des particules, il est utile de disposer de données, de
méthodes et de codes de calcul pour mener des études paramétriques, de sensibilité à des
paramètres physiques et de propagation d’incertitudes sur le résultat cherché.
Figure 11.1. Exemple de calcul de la puissance résiduelle calculée par un code d’évolution et
comparée à des mesures, en fonction du temps de refroidissement. Cas d’une fission élémentaire
de l’uranium 235 par des neutrons thermiques.
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