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Radioprotection et ingénierie nucléaire
finalement éliminé par voie fécale. On voit donc que le suivi des composés solubles peut
se faire par la mesure des radionucléides urinaires alors qu’on privilégiera la voie fécale
pour les seconds.
Le radionucléide dissous sur le site d’entrée se lie avec des molécules complexantes au
niveau sanguin. La distribution du radionucléide au niveau des organes irrigués par le sang
ne dépendra plus de la forme initiale mais de la stabilité du complexe véhiculé.
Pour calculer la dose engagée, il faudra pour commencer, calculer la concentration du
radionucléide au niveau de l’organe sur une durée maximale de 50 ans, ou plus pour les
enfants. Il faudra ensuite calculer, en fonction du temps, la dose absorbée (en Gy) délivrée
dans cet organe par le radionucléide. Ceci sera fait pour tous les organes et la dose efficace
engagée sera ensuite calculée selon les modes décrits ci-dessus prenant en compte les
facteurs de pondération des rayonnements et des tissus. Lorsque le rayonnement est pénétrant, l’irradiation ne s’arrête pas à l’organe. Tous les autres organes s’auto-irradient. On
calculera en fonction du temps l’auto-irradiation de l’organe mais aussi son irradiation par
les organes adjacents. La dose engagée fera ensuite la somme de toutes les irradiations
quelle qu’en soit l’origine.
1.5. Bases du système de protection radiologique
Toute personne peut être exposée à des rayonnements, venant de sources naturelles ou
artificielles. Le but premier de la protection radiologique est de fournir un niveau de
protection adapté à l’homme sans limiter indûment les pratiques bénéfiques.
Le système de protection radiologique, appliqué ce jour dans le monde entier, est basé sur
l’hypothèse que même de faibles doses de rayonnement peuvent produire des effets
stochastiques nocifs sur la santé, leur fréquence d’apparition étant d’autant plus faible que
l’irradiation sera faible. À l’inverse, tous les effets déterministes qui apparaissent à des
doses plus élevées seront évités par l’établissement de limites en dessous des seuils au-delà
desquels apparaissent ces effets.
1.5.1. Types d’activités
La CIPR classe actuellement les activités humaines en deux groupes (Figure 1.6) :
Figure 1.6. Caractérisation des pratiques et interventions.
QuickTime™ et un
décompresseur
sont requis pour visionner cette image.
Intervention
QuickTime™ et un
décompresseur
sont requis pour visionner cette image.
Pratique
On limite l'augmentation
de dose car on plannifie.
On diminue la dose
en intervenant.
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