5 - Dosimétrie et surveillance pour l’expostion interne
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haute tension appliquée. La quantité de charges électroniques collectées à l’anode reste
alors proportionnelle au nombre de paires d’ions crées par la particule β donc à son
énergie, mais elle est supérieure d’un facteur k à celle recueillie dans le même détecteur
utilisé en régime d’ionisation simple, ce qui permet une meilleure détection.
Les compteurs proportionnels sont utilisés par exemple pour la mesure de 90 Sr dans l’urine
après un traitement chimique de l’échantillon.
5.4.3.2. Scintillation liquide β
Le comptage par scintillation liquide s’est imposé comme méthode de mesure des émetteurs β de faible activité et de basse énergie. La scintillation liquide consiste à mélanger
l’échantillon à analyser, par exemple l’urine, avec un liquide scintillant dans un flacon de
comptage. Les émetteurs β présents dans l’échantillon se trouvent donc en contact intime
avec le liquide scintillant. Les particules β qu’ils émettent peuvent céder leur énergie au
milieu scintillant, et ainsi exciter certaines molécules qui vont émettre lors de leur retour
à l’état fondamental des photons détectables au moyen de photodétecteurs.
Le comptage par scintillation liquide est par exemple utilisé pour la mesure du tritium dans
l’urine avec une limite de détection d’environ 60 Bq>L
–1 pour 1 heure de comptage et une
prise d’échantillon de 2 mL d’urine.
Un exemple de système de comptage par scintillation liquide β est représenté sur la
figure 5.13.
5.4.4. Analyse des émetteurs α
Les techniques d’analyse des émetteurs α (actinides :
239 Pu,
241 Am,
238 U, …) reposent
principalement sur la détection des particules α émises (techniques radiamétriques) mais
également pour certains radioéléments (uranium, plutonium) sur des mesures de masse
(techniques élémentaires).
Figure 5.13. Compteur à scintillation liquide (Tri-Carb 2900TR ® ).
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