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Radioprotection et ingénierie nucléaire
physiologie humaine et constitue donc l’un des modèles les plus performants parmi ceux
disponibles.
Le modèle de l’uranium est présenté figure 5.4. Il postule que l’uranium s’échange en
permanence entre le sang et le compartiment ST0 des « tissus mous ». Cet ensemble sang
+ ST0 peut donc être considéré comme un ensemble à part. Si l’on fait abstraction de ce
compartiment, les sites principaux de dépôt de l’uranium systémique sont le squelette
(15 %), les reins (12 %) et le foie (2 %). Une partie de l’uranium se dépose dans deux
autres compartiments des tissus mous (ST1 et ST2 qui concentrent, respectivement, 6,7 %
et 0,3 % de l’uranium). Le reste de l’uranium (environ 63 %) est rapidement excrété par la
voie urinaire avec une période de 7 jours.
L’uranium déposé dans un premier temps peut retourner vers le sang (cas des tissus mous)
ou, au contraire, être transféré vers d’autres tissus ou même vers d’autres compartiments
d’un même tissu (cas du foie). Dans le cas du squelette, les dépôts se font dans un premier
temps sur les surfaces osseuses. L’uranium quitte ensuite son site initial de dépôt avec une
période biologique de 10 jours pour se répartir pour moitié entre le volume osseux et le
plasma. L’uranium déposé dans le volume osseux peut alors soit être enfoui par apposition
d’une nouvelle couche osseuse lors de la croissance de l’individu, soit migrer vers les
surfaces osseuses.
Le temps de résidence de l’uranium au sein des différents compartiments est partiellement
décrit par les périodes biologiques d’élimination, qui représentent le temps nécessaire
pour éliminer la moitié du composé présent. Ce temps varie de quelques heures pour le
compartiment ST0 à plusieurs années pour ST2. Le problème dans ce genre de modèle est
que la quantité réelle d’uranium présente dans un tissu à un instant donné dépend de sa
période biologique d’élimination mais aussi de la quantité redéposée suite aux processus
Figure 5.4. Modèle systémique de l’uranium (d’après ICRP, Publication 69, 1995a).
Radioprotection et ingénierie nucléaire
physiologie humaine et constitue donc l’un des modèles les plus performants parmi ceux
disponibles.
Le modèle de l’uranium est présenté figure 5.4. Il postule que l’uranium s’échange en
permanence entre le sang et le compartiment ST0 des « tissus mous ». Cet ensemble sang
+ ST0 peut donc être considéré comme un ensemble à part. Si l’on fait abstraction de ce
compartiment, les sites principaux de dépôt de l’uranium systémique sont le squelette
(15 %), les reins (12 %) et le foie (2 %). Une partie de l’uranium se dépose dans deux
autres compartiments des tissus mous (ST1 et ST2 qui concentrent, respectivement, 6,7 %
et 0,3 % de l’uranium). Le reste de l’uranium (environ 63 %) est rapidement excrété par la
voie urinaire avec une période de 7 jours.
L’uranium déposé dans un premier temps peut retourner vers le sang (cas des tissus mous)
ou, au contraire, être transféré vers d’autres tissus ou même vers d’autres compartiments
d’un même tissu (cas du foie). Dans le cas du squelette, les dépôts se font dans un premier
temps sur les surfaces osseuses. L’uranium quitte ensuite son site initial de dépôt avec une
période biologique de 10 jours pour se répartir pour moitié entre le volume osseux et le
plasma. L’uranium déposé dans le volume osseux peut alors soit être enfoui par apposition
d’une nouvelle couche osseuse lors de la croissance de l’individu, soit migrer vers les
surfaces osseuses.
Le temps de résidence de l’uranium au sein des différents compartiments est partiellement
décrit par les périodes biologiques d’élimination, qui représentent le temps nécessaire
pour éliminer la moitié du composé présent. Ce temps varie de quelques heures pour le
compartiment ST0 à plusieurs années pour ST2. Le problème dans ce genre de modèle est
que la quantité réelle d’uranium présente dans un tissu à un instant donné dépend de sa
période biologique d’élimination mais aussi de la quantité redéposée suite aux processus
Figure 5.4. Modèle systémique de l’uranium (d’après ICRP, Publication 69, 1995a).
