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Radioprotection et ingénierie nucléaire
assez sophistiquées et coûteuses qui seront expliquées dans ce chapitre. Pour s’en
prémunir, il existe des dispositifs de protection, ils seront décrits dans le chapitre 13.
5.1. Modèles de la CIPR
Les modèles dosimétriques utilisés par la majorité des services médicaux en charge de la
protection des travailleurs ont été développés par le Comité 2 de la CIPR.
Ces modèles sont de plusieurs types. Les modèles biocinétiques décrivent le devenir biologique des radionucléides. On les appellera « modèles d’entrée » lorsqu’ils permettent de
prédire ce devenir biologique à partir d’une source d’entrée, inhalation, ingestion ou blessure. On les appellera « modèles systémiques » lorsqu’ils décriront la répartition du radionucléide à partir du sang, et son élimination par les voies naturelles, une fois le
radionucléide transféré de la porte d’entrée au compartiment sanguin. Enfin, des modèles
dosimétriques permettront de calculer la dose d’irradiation en fonction du temps pour un
organe contaminé, mais aussi lorsque c’est nécessaire, l’irradiation d’un organe en fonction du temps par les autres organes contaminés agissant alors en terme source.
Les modèles d’entrée sont très étroitement associés à la forme physico-chimique du
polluant : taille et nature des poussières inhalées, nature du composé ingéré ou injecté par
blessure. À l’inverse, une fois solubilisé ou transformé sur le site d’entrée, poumon, tube
digestif ou site de la blessure, le radionucléide transféré dans le compartiment sanguin se
répartira dans l’organisme selon la forme physico-chimique présente dans le sang et non
plus selon la nature du polluant d’origine. Ces modèles seront dessinés par familles chimiques, présentant en général de grandes similarités dans leur distribution, élément par
élément.
Tous ces modèles sont utilisables soit pour les travailleurs, soit pour les populations et ceci
quel que soit l’âge. Nous ne traiterons ici que des modèles appliqués pour la surveillance
des travailleurs, mais il faut savoir qu’il existe également des modèles dosimétriques
établis pour calculer la dose d’irradiation d’un enfant par sa mère si elle est contaminée,
soit durant la grossesse, soit après la naissance si celle-ci allaite.
5.1.1. Modèles d’entrée
La CIPR a développé deux modèles d’entrée, le modèle respiratoire appelé « Human
Respiratory Tract Model » (HRTM) et le modèle alimentaire « Human Alimentary Tract
Model » (HATM). Un modèle blessure est en cours d’élaboration par le Comité américain
de radioprotection.
5.1.1.1. Modèle respiratoire
Dans ce modèle, le système respiratoire est divisé en 5 régions (Figure 5.1).
– Le compartiment extrathoracique (ET) est divisé en deux parties ET1, antérieure au nez
et ET2 qui comprend la partie postérieure au nez, la voie orale, le pharynx et le larynx.
– La région thoracique (BB) comporte la trachée, les grosses bronches qui correspondent
aux huit premières générations des voies respiratoires.
– La partie bronchiolaire comporte les générations 9 à 15 des bronchioles.
– La partie alvéolo-interstitielle (AI) est la zone d’échange gazeuse du poumon.
Radioprotection et ingénierie nucléaire
assez sophistiquées et coûteuses qui seront expliquées dans ce chapitre. Pour s’en
prémunir, il existe des dispositifs de protection, ils seront décrits dans le chapitre 13.
5.1. Modèles de la CIPR
Les modèles dosimétriques utilisés par la majorité des services médicaux en charge de la
protection des travailleurs ont été développés par le Comité 2 de la CIPR.
Ces modèles sont de plusieurs types. Les modèles biocinétiques décrivent le devenir biologique des radionucléides. On les appellera « modèles d’entrée » lorsqu’ils permettent de
prédire ce devenir biologique à partir d’une source d’entrée, inhalation, ingestion ou blessure. On les appellera « modèles systémiques » lorsqu’ils décriront la répartition du radionucléide à partir du sang, et son élimination par les voies naturelles, une fois le
radionucléide transféré de la porte d’entrée au compartiment sanguin. Enfin, des modèles
dosimétriques permettront de calculer la dose d’irradiation en fonction du temps pour un
organe contaminé, mais aussi lorsque c’est nécessaire, l’irradiation d’un organe en fonction du temps par les autres organes contaminés agissant alors en terme source.
Les modèles d’entrée sont très étroitement associés à la forme physico-chimique du
polluant : taille et nature des poussières inhalées, nature du composé ingéré ou injecté par
blessure. À l’inverse, une fois solubilisé ou transformé sur le site d’entrée, poumon, tube
digestif ou site de la blessure, le radionucléide transféré dans le compartiment sanguin se
répartira dans l’organisme selon la forme physico-chimique présente dans le sang et non
plus selon la nature du polluant d’origine. Ces modèles seront dessinés par familles chimiques, présentant en général de grandes similarités dans leur distribution, élément par
élément.
Tous ces modèles sont utilisables soit pour les travailleurs, soit pour les populations et ceci
quel que soit l’âge. Nous ne traiterons ici que des modèles appliqués pour la surveillance
des travailleurs, mais il faut savoir qu’il existe également des modèles dosimétriques
établis pour calculer la dose d’irradiation d’un enfant par sa mère si elle est contaminée,
soit durant la grossesse, soit après la naissance si celle-ci allaite.
5.1.1. Modèles d’entrée
La CIPR a développé deux modèles d’entrée, le modèle respiratoire appelé « Human
Respiratory Tract Model » (HRTM) et le modèle alimentaire « Human Alimentary Tract
Model » (HATM). Un modèle blessure est en cours d’élaboration par le Comité américain
de radioprotection.
5.1.1.1. Modèle respiratoire
Dans ce modèle, le système respiratoire est divisé en 5 régions (Figure 5.1).
– Le compartiment extrathoracique (ET) est divisé en deux parties ET1, antérieure au nez
et ET2 qui comprend la partie postérieure au nez, la voie orale, le pharynx et le larynx.
– La région thoracique (BB) comporte la trachée, les grosses bronches qui correspondent
aux huit premières générations des voies respiratoires.
– La partie bronchiolaire comporte les générations 9 à 15 des bronchioles.
– La partie alvéolo-interstitielle (AI) est la zone d’échange gazeuse du poumon.
