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Radioprotection et ingénierie nucléaire
est approprié aux rayonnements fortement pénétrants, et le second, l’équivalent de dose
directionnel, H’ (d, Ω) se réfère aux rayonnements faiblement pénétrants. Le caractère
« pénétrant » des rayonnements dépend (selon la définition donnée dans le rapport 51 de
l’ICRU) du rapport à la valeur limite de l’équivalent de dose. Un rayonnement sera faiblement pénétrant si l’équivalent de dose le plus proche de la limite est l’équivalent de dose
au niveau de la lentille de l’œil ou celui défini pour la peau ; pour un rayonnement fortement pénétrant, l’équivalent de dose « corps entier » pour la dose efficace est le plus
proche de la limite.
L’équivalent de dose ambiant, H* (d ), en un point du champ de rayonnement, est l’équivalent de dose qui serait produit par le champ expansé et unidirectionnel correspondant,
dans la sphère ICRU, à une profondeur « d », sur le rayon opposé à la direction du champ
unidirectionnel ; d = 10 mm pour les rayonnements fortement pénétrants, 0,07 mm pour
les rayonnements faiblement pénétrants (dose à la peau) et 3 mm pour l’œil (Figure 4.4).
L’équivalent de dose directionnel, H’ (d, Ω) en un point du champ de rayonnement, est
l’équivalent de dose qui serait produit par le champ expansé correspondant dans la sphère
de l’ICRU, à une profondeur « d », sur un rayon dont la direction Ω est spécifiée ;
d = 0,07 mm ou 3 mm (Figure 4.4).
4.1.1.2. Surveillance individuelle
Au lieu de deux grandeurs définies dans le rapport 39 de l’ICRU (ICRU, 1985) pour la
surveillance individuelle, un concept simplifié appelé équivalent de dose individuel ou
personnel H p (d ) est recommandé pour des rayonnements fortement et faiblement pénétrants. Selon l’ICRU, rapport 51 (1993), H p (d ) est l’équivalent de dose dans le tissu mou,
à une profondeur appropriée « d », sous un point spécifié du corps ; d = 10 mm, 3 mm ou
0,07 mm.
Ces grandeurs sont dans leur principe adaptées aux besoins (paragraphe suivant) de la
surveillance de zone et de la surveillance individuelle, rigoureusement définies, mesurables et traçables métrologiquement.
4.1.2. Passage de la mesure à la dose absorbée
(dosimétrie absolue et relative), à l’équivalent
de dose et à la dose efficace
La dosimétrie absolue relève plus de la spécialité du métrologiste que de celle du radioprotectioniste qui travaille avec des dosimètres dits relatifs. Cependant, la radioprotection,
par déduction, s’appuie sur la dosimétrie absolue qui caractérise les références avec
lesquelles sont étalonnés les instruments relatifs.
L’opération absolue d’un dosimètre consiste à atteindre la dose absorbée en un point d’un
milieu M au moyen d’un matériau détecteur M’, de masse m, placé dans le milieu M au
point considéré.
La dose absorbée D M’ dans le milieu matériau M’ est par définition reliée à l’énergie
moyenne E déposée dans la masse m, proportionnelle à la valeur g d’une grandeur mesurable. La relation fondamentale est la suivante (d’après D. Blanc, 1990) :
D MЈ
E
m
---- -
␻g
m
------ -
ϭ ϭ
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