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J.-L. Le Gouët
5. ASPECTS DYNAMIQUES
Par la méthode d’adressage en longueur d’onde décrite dans le paragraphe précédent, on
accède successivement aux différents canaux spectraux définis dans la bande d’absorption du
matériau mémoire. Le balayage séquentiel de ces adresses est représenté sur la figure 8. Si le
temps passé à chaque adresse est noté T, alors une adresse occupe un intervalle spectral au
moins égal à y’. La vitesse de transfert des données, égale elle aussi à y’, semble entrer en
conflit avec la capacité de mémoire. En effet, la séparation des adresses spectrales, réparties
sur l’intervalle rid, exige que le produit du nombre d’adresses par la vitesse de transfert soit
inférieur à ri”,,. Cette observation, si elle était correcte, conduirait à une vitesse d’accès
maximale rhom-’ dans une mémoire dont on exploiterait la pleine capacité Tinh/Thom. Nous
allons montrer cependant que les enregistrements peuvent se chevaucher dans l’espace des
fréquences sans que cela nuise à leur lisibilité. C’est une propriété de multiplexage analogue à
celle qu’on rencontre en holographie spatiale conventionnelle. Elle ne doit pas surprendre.
Tout comme en holographie spatiale on enregistre la distribution spatiale du chump lui-même
et non celle de son intensité, c’est bien la distribution spectrale du champ qu’on enregistre
dans le matériau PSHB.
Lorsque les champs de référence et de lecture sont deux ondes planes de même direction
de propagation et de durée inférieure à ri,,,,-’, leur spectre est plat sur l’intervalle de gravure et
le produit de leurs amplitudes spectrales prend la forme :
-
b *(r, v) E (r, v)= exp-2imt,
(4)
où t,, désigne la séparation temporelle entre les deux impulsions. D’après les équations 1- 4 ,
s(r, t) reproduit alors la forme de l’objet a(r, t), à la translation de t,, près. Le hologramme
Fi (r, v) b *(r, v) associé à cet objet s’étend sur un intervalle spectral au plus égal à rinh, sur
lequel il est enregistré avec la résolution Thom. Cela correspond dans le domaine temporel,
d’après les propriétés de la transformation de Fourier et compte tenu de la brièveté de
l’impulsion référence, à un objet de durée maximale rho,,-’ dont la structure est sauvegardée
avec la résolution riil. Un train de ri,,,, /Thom impulsions de durée T,,,,,-’ satisfait ces conditions
et représente bien une capacité maximale de T,,,,, /rho,,, adresses explorées à la vitesse
maximale Ti,,,,, vitesse ri,,,, /Thom fois plus élevée que ne le permettraient des adresses spectrales
séparées.
Une telle cadence de transfert dépasse cependant les performances de la plupart des
dispositifs électroniques et on cherche plutôt à obtenir une vitesse intermédiaire entre Fi,,,, et
rhom . L’holographie spectro-temporelle permet d’atteindre cet objectif. En effet, il n’est pas
nécessaire d’utiliser des impulsions courtes pour exploiter la pleine capacité de la mémoire,
tout en atteignant une vitesse très supérieure à Thom. On peut restituer un champ objet spatiotemporel a(r, t) si les deux conditions suivantes sont vérifiées :
- le produit Fi (r, V) b *(r, V) s’étend sur un intervalle inférieur à rid et il ne présente pas de
structure plus étroite que Thom.
- le produit des spectres référence et lecture se réduit à b *(r, v) E (r, v)= exp-2imt2, sur
l’intervalle de gravure.
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