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LE VERRE
leurs surfaces, est en outre compliquée par un processus de fatigue qui
peut provoquer une rupture au cours d’un chargement « sous-critique »
La figure 2.33 illustre ce phénomène en montrant l’influence de la
durée de chargement sur la probabilité de rupture en flexion d’éprouvettes
en verre plat sodocalcique préalablement blessées dans les mêmes conditions par un trait de molette. On observe également (Fig. 2.34) que la
résistance mécanique diminue lorsque la vitesse de mise en charge
décroît. Cette figure montre les résultats obtenus sur des baguettes de
silice testées en traction [97]. En outre, les valeurs les plus élevées sont
enregistrées lorsque les tests sont effectués en atmosphère sèche.
Une méthode courante pour effectuer les tests en atmosphère sèche
consiste à abaisser suffisamment la température. Sur la figure 2.31 on
peut voir, dans le cas de fibres vierges de silice, la forte différence entre
les résultats des tests effectués à la température ambiante et à la température de l’azote liquide.
Lorsqu’on suppose que les éprouvettes de verre ont des microfissures
superficielles préexistantes, l’ensemble des résultats peut êre interprété
par l’action corrosive de l’eau sur le verre, fortement activée par la contrainte d’extension qui règne en fond de fissure (voir A.6). Les fissures
Fig. 2.33. Influence de la durée de chargement sur la probabilité de fracture d’éprouvettes de
verre flotté soumises à une flexion après avoir été blessées par un trait de molette. Température 20 °C ; Humidité relative 40 % ; +++ Contrainte de flexion 36 MPa ; *** Contrainte de
flexion 33 MPa ; {{{ Contrainte de flexion 30 MPa.
LE VERRE
leurs surfaces, est en outre compliquée par un processus de fatigue qui
peut provoquer une rupture au cours d’un chargement « sous-critique »
La figure 2.33 illustre ce phénomène en montrant l’influence de la
durée de chargement sur la probabilité de rupture en flexion d’éprouvettes
en verre plat sodocalcique préalablement blessées dans les mêmes conditions par un trait de molette. On observe également (Fig. 2.34) que la
résistance mécanique diminue lorsque la vitesse de mise en charge
décroît. Cette figure montre les résultats obtenus sur des baguettes de
silice testées en traction [97]. En outre, les valeurs les plus élevées sont
enregistrées lorsque les tests sont effectués en atmosphère sèche.
Une méthode courante pour effectuer les tests en atmosphère sèche
consiste à abaisser suffisamment la température. Sur la figure 2.31 on
peut voir, dans le cas de fibres vierges de silice, la forte différence entre
les résultats des tests effectués à la température ambiante et à la température de l’azote liquide.
Lorsqu’on suppose que les éprouvettes de verre ont des microfissures
superficielles préexistantes, l’ensemble des résultats peut êre interprété
par l’action corrosive de l’eau sur le verre, fortement activée par la contrainte d’extension qui règne en fond de fissure (voir A.6). Les fissures
Fig. 2.33. Influence de la durée de chargement sur la probabilité de fracture d’éprouvettes de
verre flotté soumises à une flexion après avoir été blessées par un trait de molette. Température 20 °C ; Humidité relative 40 % ; +++ Contrainte de flexion 36 MPa ; *** Contrainte de
flexion 33 MPa ; {{{ Contrainte de flexion 30 MPa.
