CHAPITRE 2 – PROPRIÉTÉS MÉCANIQUES
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part, on note que les variations de composition ont le plus d’effet lorsque
les teneurs en alcalin sont inférieures à 10 %.
5. Résistance mécanique des objets en verre
La résistance mécanique des objets en verre est très dispersée ; elle
couvre plus de deux décades (Fig. 2.25). Elle est principalement déterminée par l’état de la surface de l’objet, c’est-à-dire par les dommages qu’a
subis cette surface, au cours de son histoire, par suite du contact avec
des corps durs. La figure 2.26 montre la chute de la résistance mécanique
du verre après qu’il ait subi l’impact de particules de carbure de silicium.
En 1920, Griffith [83] a pensé que ces dommages peuvent être assimilés à des microfissures. Il a établi un critère pour la rupture d’une pièce
de verre préalablement fissurée en supposant que la fissure se développe
si l’énergie élastique libérée par sa progression est au moins égale à
l’énergie qu’il faut fournir pour créer les nouvelles surfaces. Afin de parvenir à l’expression mathématique du critère de Griffith nous nous limitons ici à l’exemple très simple d’une plaque mince soumise à une traction unidirectionnelle σ et dont la fissure est une entaille de faible
profondeur c mais s’étendant sur toute l’épaisseur de la plaque
(Fig. 2.27). On peut montrer que la présence de l’entaille a pour effet de
relâcher, autour d’elle, la contrainte dans un domaine couvrant une aire
Fig. 2.25. Résistance pratique des objets en verre.
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