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LE VERRE
Nous ne nous attarderons pas ici sur le troisième pic de la figure 2.11
qui est celui de haute température et dont l’amplitude est la plus grande.
Ce pic a lieu à la température de transition vitreuse. Son énergie d’activation est comprise entre 420 et 500 kJ.mol
–1
. Il reflète le réarrangement
de tout le réseau, qui devient possible lorsque le verre est devenu un
liquide visqueux (voir A.5).
3.2. Densification
Lorsqu’on applique au verre, à la température ambiante, des pressions
supérieures à quelques GPa, une partie de la déformation est conservée
après le retour à la pression atmosphérique. À partir d’un certain seuil de
pression, le verre « cède » sans se rompre. Les vides du réseau vitreux se
réduisent par un meilleur remplissage avec les tétraèdres SiO 4 . Seifert
et al. [56] ont mis en évidence, par une étude du spectre Raman, que la
densification de la silice vitreuse est associée à une décroissance de
l’angle moyen Si—O—Si, sans changement des distances entre les atomes
voisins.
Fig. 2.12. Frottement interne dans un verre 3SiO 2 , (1–x) Li 2 O, x Na 2 O ; d’après [52].
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