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LE VERRE
FIG. A5.18. Influence de la température sur le rapport de la vitesse de relaxation au temps 0
à la vitesse de relaxation moyenne ; d’après [14].
l’équation (A5.6), et que V T et α sont mesurés sur le spectre Brillouin, il
est possible de déterminer la quantité 2αV T τ à partir des valeurs expérimentales de ses divers facteurs. La courbe de la figure A5.18 montre
comment elle varie avec la température [14]. On voit qu’elle augmente
fortement aux basses températures. Ce résultat montre que la spectre
des temps de relaxation « se rétrécit » quand la température décroît et
qu’ainsi, lorsqu’ on tient compte des phénomènes de relaxation les plus
rapides, on ne peut plus admettre que le verre présente la simplicité thermorhéologique. Ducroux et al. [15] et Duffrène et al. [14] suggèrent que,
dans un verre sodocalcique, les processus de relaxation les plus rapides
varient beaucoup moins avec la température que les processus les plus
lents, qui, eux, évoluent comme la viscosité. Les faibles énergies d’activation, qui ont été déterminées pour les pics de frottement interne de basse
température (voir Chap. 2, Sect. 3.1), confortent cette hypothèse.
7. Relaxation volumique
Lorsqu’on impose, à température constante, un changement de pression
ou de volume à une substance viscoélastique, sa réponse peut être déduite de la connaissance du module de relaxation volumique R(t). C’est le
rapport de la pression à l’intérieur de la substance à l’instant t à l’amplitude d’une déformation isotrope imposée à l’instant 0. On peut exprimer
LE VERRE
FIG. A5.18. Influence de la température sur le rapport de la vitesse de relaxation au temps 0
à la vitesse de relaxation moyenne ; d’après [14].
l’équation (A5.6), et que V T et α sont mesurés sur le spectre Brillouin, il
est possible de déterminer la quantité 2αV T τ à partir des valeurs expérimentales de ses divers facteurs. La courbe de la figure A5.18 montre
comment elle varie avec la température [14]. On voit qu’elle augmente
fortement aux basses températures. Ce résultat montre que la spectre
des temps de relaxation « se rétrécit » quand la température décroît et
qu’ainsi, lorsqu’ on tient compte des phénomènes de relaxation les plus
rapides, on ne peut plus admettre que le verre présente la simplicité thermorhéologique. Ducroux et al. [15] et Duffrène et al. [14] suggèrent que,
dans un verre sodocalcique, les processus de relaxation les plus rapides
varient beaucoup moins avec la température que les processus les plus
lents, qui, eux, évoluent comme la viscosité. Les faibles énergies d’activation, qui ont été déterminées pour les pics de frottement interne de basse
température (voir Chap. 2, Sect. 3.1), confortent cette hypothèse.
7. Relaxation volumique
Lorsqu’on impose, à température constante, un changement de pression
ou de volume à une substance viscoélastique, sa réponse peut être déduite de la connaissance du module de relaxation volumique R(t). C’est le
rapport de la pression à l’intérieur de la substance à l’instant t à l’amplitude d’une déformation isotrope imposée à l’instant 0. On peut exprimer
