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LE VERRE
2.1. Les diatomites
Les diatomites sont des roches à grande porosité formées par les coquilles des diatomées, algues unicellulaires siliceuses. Très friables, elles
forment, lorsqu’elles sont broyées, une farine très fine, le kieselguhr,
qu’on emploie industriellement comme agent de polissage, comme élément de filtre ou comme isolant thermique.
2.2. Les spicules
Certaines variétés d’éponges ont un squelette minéral soit calcaire soit
siliceux formé d’éléments appelés spicules, répartis dans tout le corps de
l’éponge ou concentrés pour former des fibres. Dans le cas des éponges
hexactinellides, les spicules siliceux en forme de fibres sont constitués
d’un axe central de protéines entouré de silice vitreuse hydratée. Les
éponges Monorhaphis, qui font partie de cette classe, développent des
spicules gigantesques (longueur : 1 m, diamètre : 5 mm) qu’elles utilisent
comme pieu d’ancrage pour ne pas être entraînées par les courants marins. La ténacité du spicule Monorhaphis est très élevée par suite de sa
texture constituée de tubes circulaires de quelques microns d’épaisseur
qui s’emboîtent exactement les uns dans les autres [8].
Une autre variété d’éponges siliceuses, Rossella racovitze, développe
un squelette sous forme d’aiguilles faisant saillie dans toutes les directions. Selon R. Cattaneo-Vietti, outre leur fonction protectrice, ces fibres
joueraient pour cette éponge en forme d’oursin un rôle de conducteur de
lumière, comme le feraient des fibres optiques. Une étude récente [9] sur
les spicules en silice de l’éponge Euplectella, qui fait aussi partie de la
classe des hexactinellides, a montré que ces spicules ont également une
texture rappelant celle des fibres optiques : un cœur de quelques micromètres entouré d’une gaine d’environ 50 μm de plus bas indice de réfraction. Autour de cette gaine, une structure lamellaire analogue à celle du
Monorhaphis confère à ce spicule une ténacité remarquable.
À l’état fossile, les spicules forment des roches siliceuses claires et
poreuses appelées spongolites.
Bibliographie
[1] CHAPMAN D.R., LARSON H.K., On the lunar origin of tektites, J. Geophys. Res. vol. LXVIII (1963).
[2] GLASS B.P., Tekties, in : Introduction to Planetary Geology, 145–172,
Cambridge University Press (1982).
LE VERRE
2.1. Les diatomites
Les diatomites sont des roches à grande porosité formées par les coquilles des diatomées, algues unicellulaires siliceuses. Très friables, elles
forment, lorsqu’elles sont broyées, une farine très fine, le kieselguhr,
qu’on emploie industriellement comme agent de polissage, comme élément de filtre ou comme isolant thermique.
2.2. Les spicules
Certaines variétés d’éponges ont un squelette minéral soit calcaire soit
siliceux formé d’éléments appelés spicules, répartis dans tout le corps de
l’éponge ou concentrés pour former des fibres. Dans le cas des éponges
hexactinellides, les spicules siliceux en forme de fibres sont constitués
d’un axe central de protéines entouré de silice vitreuse hydratée. Les
éponges Monorhaphis, qui font partie de cette classe, développent des
spicules gigantesques (longueur : 1 m, diamètre : 5 mm) qu’elles utilisent
comme pieu d’ancrage pour ne pas être entraînées par les courants marins. La ténacité du spicule Monorhaphis est très élevée par suite de sa
texture constituée de tubes circulaires de quelques microns d’épaisseur
qui s’emboîtent exactement les uns dans les autres [8].
Une autre variété d’éponges siliceuses, Rossella racovitze, développe
un squelette sous forme d’aiguilles faisant saillie dans toutes les directions. Selon R. Cattaneo-Vietti, outre leur fonction protectrice, ces fibres
joueraient pour cette éponge en forme d’oursin un rôle de conducteur de
lumière, comme le feraient des fibres optiques. Une étude récente [9] sur
les spicules en silice de l’éponge Euplectella, qui fait aussi partie de la
classe des hexactinellides, a montré que ces spicules ont également une
texture rappelant celle des fibres optiques : un cœur de quelques micromètres entouré d’une gaine d’environ 50 μm de plus bas indice de réfraction. Autour de cette gaine, une structure lamellaire analogue à celle du
Monorhaphis confère à ce spicule une ténacité remarquable.
À l’état fossile, les spicules forment des roches siliceuses claires et
poreuses appelées spongolites.
Bibliographie
[1] CHAPMAN D.R., LARSON H.K., On the lunar origin of tektites, J. Geophys. Res. vol. LXVIII (1963).
[2] GLASS B.P., Tekties, in : Introduction to Planetary Geology, 145–172,
Cambridge University Press (1982).
