ANNEXE 3 – LES DIFFÉRENTES SOR TES DE VERRES NATURELS
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chronologique entre le crétacé et le tertiaire. Comme la teneur en iridium
des météorites est environ mille fois plus élevée que sur Terre, il attribua le pic d’iridium observé à la collision, à cette époque, d’une énorme
météorite avec la Terre. Par la suite, des tectites datées de 64,5 millions
d’années ont été trouvées à Haïti dans une couche de roches sédimentaires riches en iridium confortant l’hypothèse d’un impact de forte énergie cinétique. En 1991, un cratère d’environ 260 km de diamètre et de
65 millions d’années fut découvert à Chicxulub en bordure de la presqu’île du Yucatan près du Cancun, enseveli sous 1 km de sédiments.
Selon Alvarez, les effets climatiques catastophiques entraînés par cette
collision expliqueraient la disparition des dinosaures et d’autres espèces
animales. D’autres géologues pensent au contraire que la véritable cause
de cette extinction serait le volcanisme très intense qui régnait à la fin
du crétacé et qui aurait perturbé le climat en éjectant d’épaisses volutes
de gaz carbonique et d’oxydes de soufre. D’autre part, une énorme inondation de basalte aurait eu lieu à-peu-près à la même époque provoquée
peut-être par le choc de la météorite. La controverse n’est pas close. . .
1.2. Les verres lunaires
L’absence d’eau sur la Lune rend les magmas visqueux et donc favorise
la formation de verres. C’est ainsi que le sol lunaire contient une grande
variété de roches vitreuses [4], dérivées des roches lunaires d’origine et
transformées par les multiples impacts de météorites et par les cendres
volcaniques. Les fragments de verre lunaire rapportés par les expéditions
Apollo et qui firent l’objet d’examens par de nombreux laboratoires [5],
ont permis de mettre en évidence cette double transformation. Une part
importante du sol est constituée d’agglomérats de particules cristallines
incrustées dans une matrice vitreuse provenant de la lave éjectée durant
les éruptions. Dans certains cas la composition de cette matrice vitreuse
est proche de celle des olivines ((MgFe) 2 SiO4).
2. Les verres d’origine biochimique
Les verres naturels biologiques sont surtout constitués de silice. On a
évalué que chaque année se déposent au fond des océans plusieurs gigatonnes de silice sous des formes très variées : coquilles de végétaux
unicellulaires et squelettes d’éponges et de mollusques [6].
La synthèse biologique de la silice s’effectue dans des conditions douces
de température et de pH. Il semble qu’une protéine, encore mal identifiée,
permette la capture de l’acide silicique du milieu extérieur [7].
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