ANNEXE 1 – L’ALTERNATIVE CRISTAL – LIQUIDE SURFONDU
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FIG. A1.5. Schéma de la courbe représentative de la variation de la fréquence de la nucléation en fonction de la température.
un double traitement thermique : après le traitement de nucléation à la
température T N , le verre est chauffé pendant un temps bref à une température T D plus élevée où les germes se développent de manière à atteindre
une taille observable au microscope optique. Il est évidemment nécessaire
qu’à T D , d’une part le taux de nucléation soit négligeable et que d’autre
part les germes ne se redissolvent pas. Kalinina et al. [7] ont pu constater
que ces conditions sont remplies si la durée du traitement de nucléation
à T N est suffisamment longue.
Pour confronter l’expérience à la théorie, il est commode de porter
log (I η/T ) en fonction de 1/(T f − T )
2 T , en donnant à T les valeurs de T N
(Figs. A1.6 et A1.7). La pente des droites obtenues permet, lorsqu’on suppose vérifiées les équations (A1.6) et (A1.17), de calculer une valeur numérique de σ LC . Dans le cas des disilicates alcalins ainsi que pour les
compositions Na 2 O, 2 CaO, 3 SiO 2 et 2 Na 2 O, CaO, 3 SiO 2 , les fréquences
de nucléation expérimentales conduisent à des valeurs de σ LC , de l’ordre
de 0,2 J.m
−2 , en bon accord avec d’autres estimations de cette grandeur [8]. On peut en conclure que, pour ces compositions, la nucléation
homogène s’effectue naturellement dans la masse du liquide.
Lorsque le liquide et la phase qui précipite n’ont pas la même composition, la courbe I (T ) a encore une forme en cloche mais les résultats
expérimentaux sont plus difficiles à modéliser puisque la composition du
liquide est modifiée par la formation des germes. On peut toutefois s’appuyer qualitativement sur la théorie précédente (équations (A1.4), (A1.6)
et (A1.17)) en remplaçant T f par la température de liquidus T L . Les résultats expérimentaux s’interprètent alors en fonction des variations de T L ,
η et σ LC [10].
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FIG. A1.5. Schéma de la courbe représentative de la variation de la fréquence de la nucléation en fonction de la température.
un double traitement thermique : après le traitement de nucléation à la
température T N , le verre est chauffé pendant un temps bref à une température T D plus élevée où les germes se développent de manière à atteindre
une taille observable au microscope optique. Il est évidemment nécessaire
qu’à T D , d’une part le taux de nucléation soit négligeable et que d’autre
part les germes ne se redissolvent pas. Kalinina et al. [7] ont pu constater
que ces conditions sont remplies si la durée du traitement de nucléation
à T N est suffisamment longue.
Pour confronter l’expérience à la théorie, il est commode de porter
log (I η/T ) en fonction de 1/(T f − T )
2 T , en donnant à T les valeurs de T N
(Figs. A1.6 et A1.7). La pente des droites obtenues permet, lorsqu’on suppose vérifiées les équations (A1.6) et (A1.17), de calculer une valeur numérique de σ LC . Dans le cas des disilicates alcalins ainsi que pour les
compositions Na 2 O, 2 CaO, 3 SiO 2 et 2 Na 2 O, CaO, 3 SiO 2 , les fréquences
de nucléation expérimentales conduisent à des valeurs de σ LC , de l’ordre
de 0,2 J.m
−2 , en bon accord avec d’autres estimations de cette grandeur [8]. On peut en conclure que, pour ces compositions, la nucléation
homogène s’effectue naturellement dans la masse du liquide.
Lorsque le liquide et la phase qui précipite n’ont pas la même composition, la courbe I (T ) a encore une forme en cloche mais les résultats
expérimentaux sont plus difficiles à modéliser puisque la composition du
liquide est modifiée par la formation des germes. On peut toutefois s’appuyer qualitativement sur la théorie précédente (équations (A1.4), (A1.6)
et (A1.17)) en remplaçant T f par la température de liquidus T L . Les résultats expérimentaux s’interprètent alors en fonction des variations de T L ,
η et σ LC [10].
