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LE VERRE
jour, la vitesse du ruban est de 12 m·min
–1 pour l’épaisseur 4 mm. Pour
obtenir des feuilles de planéité correcte, la température du verre qui alimente le bain float doit être contrôlée au degré près et le niveau de verre
dans le canal doit être fixé à 0,1 mm près. Lorsque ces conditions sont satisfaites, le verre flotté, compte tenu de la modicité de son prix de revient,
remplace avantageusement non seulement les anciens verres à glace mais
aussi les verres à vitre, obtenus par étirage vertical.
3.7. Le bombage du verre plat
Les différents types de vitrages, que ce soit pour les moyens de transport, l’architecture ou les luminaires, doivent souvent être cylindriques
ou sphériques plutôt que plans. Il a donc été nécessaire de développer des
procédés de « bombage » du verre plat.
3.7.1. Pare-brise d’automobiles
Le procédé de bombage le plus simple consiste à découper d’abord la
feuille de verre selon le contour souhaité. On pose ensuite le verre dans
un moule en métal ou en céramique saupoudré de talc pour éviter le collage. En chauffant le verre un peu au-delà de T G on le laisse prendre la
forme du moule sous l’influence des forces de gravité.
Pour réduire le temps de formage, on élève la température et on remplace le moule par un cadre métallique, le « squelette », qui a le profil final
du bord du vitrage. La durée du séjour dans le four, chauffé électriquement, est déterminée par un capteur qui mesure la flèche prise par la
feuille. C’est la technique qu’on applique pour les pare-brise d’automobiles. Comme il s’agit d’un vitrage feuilleté, les deux feuilles sont posées
l’une sur l’autre, séparées seulement par un saupoudrage de kieselguhr
(voir A.3). Dans le cas de formes complexes, le cadre métallique comporte
des articulations et la cellule de chauffe a une voûte constituée de zones
électriques alimentées séparément. Ceci permet de chauffer indépendamment les différentes zones du verre. Le temps de cycle du formage d’un
pare-brise est de l’ordre de 20 min. Après formage, les feuilles de verre
sont assemblées avec un intercalaire de polybutyral de vinyle, soit par
calandrage sous pression soit par mise sous vide.
3.7.2. Verre bombé trempé
Pour les vitrages d’automobiles autres que le pare-brise, le verre doit
être bombé et trempé. Cette obligation de combiner la mise en forme et le
refroidissement rapide s’est plutôt avérée comme un avantage. La première
invention concernant cette combinaison est due à Achille Verlay, ingénieur
LE VERRE
jour, la vitesse du ruban est de 12 m·min
–1 pour l’épaisseur 4 mm. Pour
obtenir des feuilles de planéité correcte, la température du verre qui alimente le bain float doit être contrôlée au degré près et le niveau de verre
dans le canal doit être fixé à 0,1 mm près. Lorsque ces conditions sont satisfaites, le verre flotté, compte tenu de la modicité de son prix de revient,
remplace avantageusement non seulement les anciens verres à glace mais
aussi les verres à vitre, obtenus par étirage vertical.
3.7. Le bombage du verre plat
Les différents types de vitrages, que ce soit pour les moyens de transport, l’architecture ou les luminaires, doivent souvent être cylindriques
ou sphériques plutôt que plans. Il a donc été nécessaire de développer des
procédés de « bombage » du verre plat.
3.7.1. Pare-brise d’automobiles
Le procédé de bombage le plus simple consiste à découper d’abord la
feuille de verre selon le contour souhaité. On pose ensuite le verre dans
un moule en métal ou en céramique saupoudré de talc pour éviter le collage. En chauffant le verre un peu au-delà de T G on le laisse prendre la
forme du moule sous l’influence des forces de gravité.
Pour réduire le temps de formage, on élève la température et on remplace le moule par un cadre métallique, le « squelette », qui a le profil final
du bord du vitrage. La durée du séjour dans le four, chauffé électriquement, est déterminée par un capteur qui mesure la flèche prise par la
feuille. C’est la technique qu’on applique pour les pare-brise d’automobiles. Comme il s’agit d’un vitrage feuilleté, les deux feuilles sont posées
l’une sur l’autre, séparées seulement par un saupoudrage de kieselguhr
(voir A.3). Dans le cas de formes complexes, le cadre métallique comporte
des articulations et la cellule de chauffe a une voûte constituée de zones
électriques alimentées séparément. Ceci permet de chauffer indépendamment les différentes zones du verre. Le temps de cycle du formage d’un
pare-brise est de l’ordre de 20 min. Après formage, les feuilles de verre
sont assemblées avec un intercalaire de polybutyral de vinyle, soit par
calandrage sous pression soit par mise sous vide.
3.7.2. Verre bombé trempé
Pour les vitrages d’automobiles autres que le pare-brise, le verre doit
être bombé et trempé. Cette obligation de combiner la mise en forme et le
refroidissement rapide s’est plutôt avérée comme un avantage. La première
invention concernant cette combinaison est due à Achille Verlay, ingénieur
