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LE VERRE
procédé mécanique entièrement continu. Une première étape fut franchie, juste avant la première guerre mondiale, par le procédé Bicheroux,
mis au point à l’usine d’Herzogenrath de Saint-Gobain (Fig. 7.21). Le
verre fondu dans un pot est déversé dans une trémie pivotante qui alimente deux rouleaux lamineurs en acier. En basculant, la trémie assure
la régularité du débit de verre laminé. La feuille de verre ainsi obtenue a
une épaisseur plus uniforme que par la coulée sur table. Cela facilite les
opérations ultérieures de doucissage.
Avec le développement du four Siemens, on a pu envisager d’effectuer
en continu la fusion, le laminage et la recuisson. La figure 7.22 montre la
machine Boudin conçue par la compagnie de Saint-Gobain au cours de
la décennie 1920–1930. Elle produisait un ruban ininterrompu à partir
d’un four à bassin. Après laminage par deux rouleaux en acier refroidis à
l’eau, le ruban traverse « l’étenderie » où il subit une recuisson avant la
découpe. L’épaisseur du ruban est déterminée par l’espacement des rouleaux lamineurs et par la vitesse de rotation des rouleaux d’étenderie.
Avec cette machine, on produit différentes qualités de verre plat. Lorsque
la surface de l’un des rouleaux lamineurs (généralement le rouleau inférieur) est gravé, le dessin se reproduit sur le verre et on obtient du verre
« imprimé ». Pour produire du verre « armé », on introduit un treillis en
acier entre les rouleaux lamineurs (Fig. 7.23).
Fig. 7.21. Schéma du procédé Bicheroux.
LE VERRE
procédé mécanique entièrement continu. Une première étape fut franchie, juste avant la première guerre mondiale, par le procédé Bicheroux,
mis au point à l’usine d’Herzogenrath de Saint-Gobain (Fig. 7.21). Le
verre fondu dans un pot est déversé dans une trémie pivotante qui alimente deux rouleaux lamineurs en acier. En basculant, la trémie assure
la régularité du débit de verre laminé. La feuille de verre ainsi obtenue a
une épaisseur plus uniforme que par la coulée sur table. Cela facilite les
opérations ultérieures de doucissage.
Avec le développement du four Siemens, on a pu envisager d’effectuer
en continu la fusion, le laminage et la recuisson. La figure 7.22 montre la
machine Boudin conçue par la compagnie de Saint-Gobain au cours de
la décennie 1920–1930. Elle produisait un ruban ininterrompu à partir
d’un four à bassin. Après laminage par deux rouleaux en acier refroidis à
l’eau, le ruban traverse « l’étenderie » où il subit une recuisson avant la
découpe. L’épaisseur du ruban est déterminée par l’espacement des rouleaux lamineurs et par la vitesse de rotation des rouleaux d’étenderie.
Avec cette machine, on produit différentes qualités de verre plat. Lorsque
la surface de l’un des rouleaux lamineurs (généralement le rouleau inférieur) est gravé, le dessin se reproduit sur le verre et on obtient du verre
« imprimé ». Pour produire du verre « armé », on introduit un treillis en
acier entre les rouleaux lamineurs (Fig. 7.23).
Fig. 7.21. Schéma du procédé Bicheroux.
