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LE VERRE
des pots pour les confitures ou les conserves. Les sections équipées de
moules pour former des pots de yaourts fonctionnent à des cadences pouvant atteindre 23 cycles par minute.
En revanche, pour les objets à col étroit, le procédé soufflé-soufflé fait
maintenant jeu égal avec le procédé pressé-soufflé, car les contrôles thermiques effectués dans les canaux des feeders et dans les moules permettent de bien maîtriser les épaisseurs des parois des bouteilles allégées.
2.2.5. Procédés pressé-soufflé-tourné et conformé-soufflé-tourné
Avec les procédés soufflé-soufflé et pressé-soufflé, il apparaît toujours,
sur la surface externe de l’objet, un léger relief longitudinal qu’on appelle
« couture » et qui correspond à la jonction des deux demi-moules finisseurs. Pour certains articles, cette couture est à proscrire, notamment
pour des raisons esthétiques (cas des gobelets) ou de sécurité (cas des
ampoules électriques).
Quand on produit des gobelets, on évite ce défaut en appliquant le procédé « pressé-soufflé-tourné », dans lequel on fait tourner soit le moule
finisseur soit l’ébauche (Fig.7.13a). En outre la surface interne du moule
finisseur est revêtue d’une pâte à base de carbone et, juste avant le contact avec l’ébauche, le moule est aspergé d’eau, comme on le fait souvent
dans le cas du soufflage à la bouche. On doit ainsi bénéficier de
l’influence de l’eau sur le « lissage » de la surface du verre, déjà mentionnée dans la section 1.
Dans ce procédé, les articles sont découpés à la flamme. S’il n’y a pas
de façonnage ultérieur, il en résulte un bourrelet caractéristique sur le
bord.
En ajoutant une opération supplémentaire de soudure la Verrerie
d’Arques fabrique industriellement par ce procédé des verres à pied,
depuis 1960 en composition sodo-calcique et depuis 1968 en « cristal ».
Le procédé « conformé-soufflé-tourné » sert à produire des ampoules
électriques ainsi que les boules qui servent d’éléments de décoration pour
les fêtes. Il est appliqué dans la machine « ruban », qui fut conçue par W.
Woods dans la société Corning en 1922 mais qui demeure toujours en
service (Fig. 7.13b). Un filet continu de verre est laminé entre deux rouleaux, l’un à surface lisse, l’autre comportant un relief périodique. Ainsi
le ruban laminé présente des renflements réguliers. On dit qu’il est
« conformé ». Ce ruban est transporté sur une chaîne dont les trous coïncident avec les surépaisseurs du verre. Au-dessus de celle-ci viennent se
placer des têtes de soufflage disposées en ligne. À travers les trous de la
chaîne le soufflage, sans moule ébaucheur, produit des bulbes. Au cours
LE VERRE
des pots pour les confitures ou les conserves. Les sections équipées de
moules pour former des pots de yaourts fonctionnent à des cadences pouvant atteindre 23 cycles par minute.
En revanche, pour les objets à col étroit, le procédé soufflé-soufflé fait
maintenant jeu égal avec le procédé pressé-soufflé, car les contrôles thermiques effectués dans les canaux des feeders et dans les moules permettent de bien maîtriser les épaisseurs des parois des bouteilles allégées.
2.2.5. Procédés pressé-soufflé-tourné et conformé-soufflé-tourné
Avec les procédés soufflé-soufflé et pressé-soufflé, il apparaît toujours,
sur la surface externe de l’objet, un léger relief longitudinal qu’on appelle
« couture » et qui correspond à la jonction des deux demi-moules finisseurs. Pour certains articles, cette couture est à proscrire, notamment
pour des raisons esthétiques (cas des gobelets) ou de sécurité (cas des
ampoules électriques).
Quand on produit des gobelets, on évite ce défaut en appliquant le procédé « pressé-soufflé-tourné », dans lequel on fait tourner soit le moule
finisseur soit l’ébauche (Fig.7.13a). En outre la surface interne du moule
finisseur est revêtue d’une pâte à base de carbone et, juste avant le contact avec l’ébauche, le moule est aspergé d’eau, comme on le fait souvent
dans le cas du soufflage à la bouche. On doit ainsi bénéficier de
l’influence de l’eau sur le « lissage » de la surface du verre, déjà mentionnée dans la section 1.
Dans ce procédé, les articles sont découpés à la flamme. S’il n’y a pas
de façonnage ultérieur, il en résulte un bourrelet caractéristique sur le
bord.
En ajoutant une opération supplémentaire de soudure la Verrerie
d’Arques fabrique industriellement par ce procédé des verres à pied,
depuis 1960 en composition sodo-calcique et depuis 1968 en « cristal ».
Le procédé « conformé-soufflé-tourné » sert à produire des ampoules
électriques ainsi que les boules qui servent d’éléments de décoration pour
les fêtes. Il est appliqué dans la machine « ruban », qui fut conçue par W.
Woods dans la société Corning en 1922 mais qui demeure toujours en
service (Fig. 7.13b). Un filet continu de verre est laminé entre deux rouleaux, l’un à surface lisse, l’autre comportant un relief périodique. Ainsi
le ruban laminé présente des renflements réguliers. On dit qu’il est
« conformé ». Ce ruban est transporté sur une chaîne dont les trous coïncident avec les surépaisseurs du verre. Au-dessus de celle-ci viennent se
placer des têtes de soufflage disposées en ligne. À travers les trous de la
chaîne le soufflage, sans moule ébaucheur, produit des bulbes. Au cours
