6
LE VERRE
une loi arrhénienne comme la conductivité électrique. La température de
cristallisation ne se traduit donc pas par une discontinuité entre les propriétés du liquide stable et celles du liquide surfondu. Par contre, un changement de comportement d’importance capitale apparaît à plus basse température, c’est la transition vitreuse que nous avons déjà évoquée.
2.2. La transition vitreuse
Le phénomène de la transition vitreuse est bien illustré par l’évolution du
volume en fonction de la température. La figure 1.6 montre schématiquement l’exemple d’un liquide suffisamment visqueux à T L pour franchir
cette température sans cristalliser. On voit sur cette figure que le volume
au-dessous de T L se situe d’abord dans l’extrapolation des valeurs qu’il
prend au-dessus de T L . Mais à la température T G où la viscosité atteint
environ 10
12 Pa.s, il y a une diminution significative de la pente de la
courbe de variation qui devient proche de celle que présente le solide cristallisé. En revanche à cette température T G on n’observe pas de changement brutal du volume comme c’est le cas lorsqu’il y a passage de l’état
Fig. 1.6. Genèse de l’état vitreux.
LE VERRE
une loi arrhénienne comme la conductivité électrique. La température de
cristallisation ne se traduit donc pas par une discontinuité entre les propriétés du liquide stable et celles du liquide surfondu. Par contre, un changement de comportement d’importance capitale apparaît à plus basse température, c’est la transition vitreuse que nous avons déjà évoquée.
2.2. La transition vitreuse
Le phénomène de la transition vitreuse est bien illustré par l’évolution du
volume en fonction de la température. La figure 1.6 montre schématiquement l’exemple d’un liquide suffisamment visqueux à T L pour franchir
cette température sans cristalliser. On voit sur cette figure que le volume
au-dessous de T L se situe d’abord dans l’extrapolation des valeurs qu’il
prend au-dessus de T L . Mais à la température T G où la viscosité atteint
environ 10
12 Pa.s, il y a une diminution significative de la pente de la
courbe de variation qui devient proche de celle que présente le solide cristallisé. En revanche à cette température T G on n’observe pas de changement brutal du volume comme c’est le cas lorsqu’il y a passage de l’état
Fig. 1.6. Genèse de l’état vitreux.
