CHAPITRE 6 – ÉLABORATION DU VERRE
215
5. Les émissions polluantes des fours de verrerie
Le verre peut être considéré comme un matériau écologique car il est
inerte et recyclable à l’infini. En outre sa fabrication requiert essentiellement des matières premières naturelles avec peu de consommation
d’eau. Par ailleurs, de nombreux produits verriers permettent de substantielles économies d’énergie, ce qui limite la pollution.
Toutefois, nous avons vu (Sect. 2) que la fabrication du verre est un
processus chimique complexe qui s’effectue à haute température. L’énergie nécessaire à la fusion provient, dans la majorité des cas, d’un combustible fossile. Par conséquent les rejets atmosphériques des fours verriers résultent à la fois de la décomposition des matières premières et de
la combustion du gaz ou du fioul. Le rapport de leur masse à celle du
mélange vitrifiable varie entre 3 et 20 %. La composition moyenne des
fumées émanant d’un four à verre sodocalcique est indiquée sur le
tableau 6.II [204]. Les éléments polluants ne représentent que 0,4 % de
la masse totale des rejets. Ils sont constitués essentiellement de SOx, de
NOx, d’halogènes et de poussières. Les SOx proviennent des sulfates du
mélange vitrifiable et, si le four est chauffé au fioul, de l’oxydation du soufre qu’il contient. Les NOx proviennent surtout de l’oxydation de l’azote
contenu dans l’air de combustion, aux températures supérieures à
1300 °C. Les espèces prédominantes sont NO (90 à 95 %) et NO 2 . En première approximation, la relation entre les pressions partielles des gaz
peut s’écrire [205] :
(6.2)
où A et B sont des constantes, T la température de la flamme et t le temps
de résidence dans la zone de haute température.
Tableau 6.II. Valeurs moyennes des rejets atmosphériques par tonne de verre à bouteille produite
(sans mesure de réduction des polluants).
Rejets
kg
CO 2
430
NOx
2,4
SOx
2,5
HCl
0,024
HF
0,041
Poussières
0,4
Eau
1800
NO
[
]
A
B
T
--- -
–
⎝ ⎠
⎛ ⎞
exp
N 2
[ ] O 2
[ ]
1/2 t
=
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5. Les émissions polluantes des fours de verrerie
Le verre peut être considéré comme un matériau écologique car il est
inerte et recyclable à l’infini. En outre sa fabrication requiert essentiellement des matières premières naturelles avec peu de consommation
d’eau. Par ailleurs, de nombreux produits verriers permettent de substantielles économies d’énergie, ce qui limite la pollution.
Toutefois, nous avons vu (Sect. 2) que la fabrication du verre est un
processus chimique complexe qui s’effectue à haute température. L’énergie nécessaire à la fusion provient, dans la majorité des cas, d’un combustible fossile. Par conséquent les rejets atmosphériques des fours verriers résultent à la fois de la décomposition des matières premières et de
la combustion du gaz ou du fioul. Le rapport de leur masse à celle du
mélange vitrifiable varie entre 3 et 20 %. La composition moyenne des
fumées émanant d’un four à verre sodocalcique est indiquée sur le
tableau 6.II [204]. Les éléments polluants ne représentent que 0,4 % de
la masse totale des rejets. Ils sont constitués essentiellement de SOx, de
NOx, d’halogènes et de poussières. Les SOx proviennent des sulfates du
mélange vitrifiable et, si le four est chauffé au fioul, de l’oxydation du soufre qu’il contient. Les NOx proviennent surtout de l’oxydation de l’azote
contenu dans l’air de combustion, aux températures supérieures à
1300 °C. Les espèces prédominantes sont NO (90 à 95 %) et NO 2 . En première approximation, la relation entre les pressions partielles des gaz
peut s’écrire [205] :
(6.2)
où A et B sont des constantes, T la température de la flamme et t le temps
de résidence dans la zone de haute température.
Tableau 6.II. Valeurs moyennes des rejets atmosphériques par tonne de verre à bouteille produite
(sans mesure de réduction des polluants).
Rejets
kg
CO 2
430
NOx
2,4
SOx
2,5
HCl
0,024
HF
0,041
Poussières
0,4
Eau
1800
NO
[
]
A
B
T
--- -
–
⎝ ⎠
⎛ ⎞
exp
N 2
[ ] O 2
[ ]
1/2 t
=
