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LE VERRE
l’extrapoler au temps zéro pour en déduire la conductivité. Pour éviter ces
phénomènes de polarisation, on utilise parfois une tension périodique
mais on est rarement sûr qu’à la fréquence choisie il n’y a pas de pertes
diélectriques (Sect. 2.5).
Lorsqu’on veut mesurer la conductivité du verre à la température
ambiante, on peut utiliser des électrodes en laque d’argent. À plus haute
température, on applique plutôt une tension continue avec une anode qui
est une source de cations identiques à ceux qui transportent le courant
dans le verre. On a utilisé parfois des électrodes en amalgame de sodium
mais elles ont l’inconvénient d’entraîner des réactions d’oxydo-réduction
qui peuvent aussi influencer les résultats. Pour s’affranchir à la fois des
réactions aux électrodes et des effets de fréquence, il est préférable
d’introduire , entre l’électrode et le verre, un sel fondu contenant le même
cation que le verre et d’opérer en courant continu. Il est légitime d’admettre que la chute de potentiel a lieu entièrement dans le verre, car la résistance de ce dernier est infiniment plus grande que celle du sel.
En 1925, R.C. Burt [161] utilise en guise d’éprouvette une ampoule
électrique à moitié immergée dans un bain de nitrate de sodium
(Fig. 4.15). Une tension positive est appliquée entre une anode plongeant
dans le sel et le filament de l’ampoule. Le circuit électrique est alors
Fig. 4.15. Dispositif pour la mesure de la résistivité du verre d’une ampoule électrique ;
d’après [161].
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