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Synthèse des macrocycles
Le ligand n’est pas altéré au cours de cette transformation. Le cobalt (II)
est tétracoordiné (plan carré) et la cavité est bien formée (Fig. 3.61a).
Figure 3.61 Structures du complexe L, Co(I1) (a) et du complexe d’inclusion de
-NCS : L, Co(III), (NCS),Cl (b). [D’après D.H. Busch et coll. J. Am. Chem. Soc. 102,
3283 (1980).]
Ce complexe permet l’entrée de petits ligands dans la cavité; ainsi il peut
être oxydé par divers réactifs, Ce4+, NOPF, ou l’air, en présence de X- =
NCS-, N,- et NCO-, pour donner les complexes correspondants du
cobalt (III), Co (L)X,+ (Fig. 3.61b). Différents complexes analogues du
Co (II) peuvent lier des molécules d’oxygène d’une façon comparable à celle
de ligands biologiques (95b).
e) Utilisation d’un cation métallique comme support pour la synthèse des
caténanes
Les méthodes de synthèse des caténanes sont limitées et ont l’inconvénient
de mettre en œuvre un grand nombre d’étapes qui conduisent à des rendements faibles (97).
L’effet de support d’un métal de transition a été récemment appliqué à la
synthèse de ces composés par J.-P. Sauvage et coll. (98). Ils avaient observé
antérieurement la formation d’un complexe pseudo-tétraédrique très stable
entre le cuivre (I) et la diphényl-1,lO phénanthroline [Cu(dpp),]+ (Fig. 3.62).
Dans ce complexe, les deux ligands sont encastrés l’un dans l’autre (98,99).
Cette propriété a permis de construire les métallo-caténands (ou caténates)
(98) selon le schéma synthétique donné dans la figure 3.63. L’étape clef de
cette méthode est la formation du pré-caténate 3 à partir de 1 et 2 en présence
de Cu (I). On voit que la structure encastrée de 3 place les deux fonctions
phénol dans des positions relatives favorables pour que l’attaque ultérieure
par le composé diodé 4 conduise au cupro-caténate 5.
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