Chapitre 13 Problème de stocks
INTRODUCTION
Pour des raisons de sécurité, de commodité, ou encore pour des raisons financières, il est
très courant que les systèmes de production procèdent à des stockages de matières ou de
produits : il s'agit alors de réserves inemployées, momentanément improductives, et qui
entraînent des dépenses diverses (surveillance, immobilisation des locaux, détérioration
etc.).
Les stocks peuvent être de nature très variée, aussi bien en ce qui concerne l'élément
stocké (matière première, liquidités, produits finis, etc.) que la place qu'ils ont dans le
système étudié : ils peuvent être en amont du processus de production proprement dit
(matières premières ou pièces de rechange pour les machines, par exemple; alors les
sorties des stocks sont régies par des commandes internes au système) ou encore en aval
(stock de produits finis : alors, les sorties de stocks sont régies par la demande extérieure
à l'organisme).
D'une façon générale, un stock est caractérisé par les éléments suivants :
- un ou plusieurs produits,
- une demande qui peut être déterministe, mais qui, le plus souvent est aléatoire,
- des délais de livraison : délai qui sépare l'instant où une demande arrive au
point de stockage et l'instant où les pièces correspondantes sortent
effectivement du stock.
Dans tout l'exposé, ces délais seront considérés comme nuls. Cette hypothèse correspond
au fait que l'organisme stockeur n'a pas intérêt à retenir le produit stocké, et que ce
dernier est sorti le plus vite possible du stock lorsqu'il est demandé. La loi des arrivées
des demandes sera confondue alors avec la loi des instants de sorties de stock.
- des délais de réapprovisionnement : lorsqu'on veut augmenter le stock,
l'approvisionnement commandé est rarement instantané; le délai correspondant
est le plus souvent aléatoire.
- des coûts de stockage : ces coûts (surveillance, locaux, capital immobilisé,
etc.) croissent avec la quantité de matières stockées et le temps pendant lequel il
y a stockage.
- des coûts de réapprovisionnement ou coûts de lancement : ils contiennent
(ou peuvent contenir, car on peut les exclure la plupart du temps) les dépenses
d'achats, mais, et c'est le fait important, des dépenses de lancement de
commandes, qui croissent d'avantage en fonction du nombre de commandes
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