Les domaines d’appli ca tion
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une défI nI tIon de la r.o.
Plu tôt qu’un simple arse nal de méthodes mathématico­ informatiques des tiné à
l’opti mi sation des pro ces sus de pro duc tion et de dif fu sion des pro duits ou à celle
d’orga ni sa tions dans le sec teur ter tiaire, la recherche opé ra tion nelle peut se définir
comme l’ensemble des méthodes et tech niques ration nelles d’ana lyse et de syn thèse
des phé no mènes d’orga ni sa tion uti li sables pour éla bo rer de meilleures déci sions.
Chaque fois que des hommes, des machines, des pro duits se trouvent en rela tions
actives, on dira que l’on a affaire à un phé no mène d’orga ni sa tion. Les pro blèmes
rela tifs à ces phé no mènes d’orga ni sa tion se signalent tout d’abord, géné ra le ment,
par leur carac tère hau te ment com bi na toire. Pour peu que le hasard y soit mêlé et que
la concur rence s’y mani feste, les situa tions deviennent encore plus com pli quées.
Il a été long temps de mode de pen ser que les déci sions, à pro pos des phé no mènes
d’orga ni sa tion qui existent dans l’entre prise, la région, voire la nation, étaient du res ­
sort du seul bon sens. C’est par ti cu liè re ment vrai en France, où la for ma tion des diri ­
geants et des entre pre neurs est for te ment tein tée de car té sia nisme et où l’on confond
volon tiers la puis sance de l’esprit humain avec les res sources du sens com mun.
Aussi, la recherche opé ra tion nelle n’est pas le moyen d’échap per aux juge ments
de bon sens. Bien au contraire, elle consti tue la méthode adé quate pour rame ner
l’atten tion de l’homme aux domaines où sa rai son indi vi duelle peut s’exer cer effi ­
ca ce ment, c’est­ à­dire au niveau des choix – une fois réso lus et explo rés, par des
tech niques adé quates, les pro blèmes com bi na toires, aléa toires ou concur ren tiels qui
dépassent l’esprit humain même le mieux consti tué.
les domaInes d ’ applI ca tIon
L’idée à rete nir est que la R.O. ne s’occupe pas des pro blèmes dans les quels une
solu tion de bon sens inter vient tout natu rel le ment. Son domaine réservé est celui des
situa tions dans les quelles, pour une rai son quel conque, le sens com mun se révèle
faible ou impuis sant.
Tels sont :
1) Les pro blèmes com bi na toires ;
2) Les domaines de l’aléa toire ;
3) Les situa tions de concur rence.
1) Il est bien connu que l’homme envi sage dif fi ci le ment la mul ti pli cité des com bi ­
nai sons qui se pré sentent, dans les moindres faits de la vie, lorsque plu sieurs variables peuvent prendre, cha cune, des états dif fé rents.
Ainsi, si l’on pose à l’homme de la rue cette ques tion : com bien faut­ il de temps à
une famille de huit per sonnes, pre nant en com mun deux repas jour na liers, pour épui ­
ser les diverses pos si bi li tés de se grou per autour de la table fami liale ?, on rece vra
des réponses variées, dont les moins opti mistes fixe ront un délai de quelques mois
pour la réa li sa tion de ce modeste objec tif. On sait qu’en réa lité, à rai son de deux
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