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“MPSI-fin” — 2013/7/22 — 9:45 — page 627 — #635
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DIAGRAMME E-PH DU CUIVRE
Remarquons que cette valeur est bien sûr égale au potentiel correspondant au point
pour lequel les courbes des frontières Cu
2+ /Cu 2 O(s) et Cu 2 O(s)/Cu(s) se croisent,
pour un pH à partir duquel Cu 2 O(s) devient stable.
Le tracé définitif du diagramme est présenté à la figure 10.10. Les couples relatifs au solvant
(eau) sont superposés.
0
pH
E/V
1,0
0,5
−0, 5
7,0
14,0
3,0
Cu(s)
Cu 2+
Cu(OH) 2 (s)
Cu 2 O(s)
FIGURE 10.10 – Diagramme E−pH du cuivre
La lecture du diagramme identifie une zone commune de stabilité pour le cuivre métallique
et le solvant eau. Ainsi, le cuivre (même placé en milieu acide) n’est pas attaqué par l’eau
et ne conduit pas à un dégagement de dihydrogène (comme dans le cas du fer ou du zinc). Les
espèces Cu
2+ , Cu 2 O(s) et Cu(OH) 2 (s) se révèlent stables dans l’eau (à un pH évidemment
compatible avec leur existence).
Le cuivre est attaqué par de l’acide nitrique (H + NO
–
3 ) et conduit à un dégagement
de monoxyde d’azote NO(g) (qui s’oxyde ensuite en dioxyde d’azote NO 2 (g) à l’air
libre). La situation diffère des cas précédemment évoqués car l’agent oxydant n’est
pas l’ion H + mais l’ion nitrate NO
–
3 . Le cuivre est donc un métal notablement moins
réducteur que de nombreux métaux usuels (fer, aluminium. . .) en milieu humide, il
peut par exemple être utilisé en plomberie.
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