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“MPSI-fin” — 2013/7/22 — 9:45 — page 402 — #410
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CHAPITRE 7 – ÉQUILIBRES ACIDO-BASIQUES - TITRAGES
avec c la concentration du réactif titrant (donc connue) et v eq le volume équivalent (volume
de titrant délivré à l’équivalence). La quantité de matière n(A 1 ) 0 s’exprime par :
n(A 1 ) 0 = c 1 v 0
avec c 1 la concentration de l’espèce titrée dans la solution initiale et v 0 le volume de la
solution initiale analysée. Le volume équivalent est déterminé expérimentalement. En effet,
l’équivalence correspond à une modification assez brutale du comportement du système et
on peut observer à la rencontre du point équivalent :
• l’apparition, la disparition ou une modification de couleur du milieu ;
• une rupture de pente dans l’évolution d’une grandeur physique mesurable f tracée en
fonction du volume v de titrant délivré ;
• une pente maximale dans l’évolution d’une grandeur physique mesurable f tracée en fonction du volume v de titrant délivré.
Ces points seront développés plus loin dans le cas précis de titrages particuliers. À l’occasion
d’un titrage indirect de la substance A 1 , un excès de réactif A 2 est introduit et la concentration en produit B 1 est évaluée par un nouveau titrage direct. L’opération permet de déterminer
la concentration de la substance A 1 dans l’échantillon analysé. Une variante consiste à introduire un excès de réactif A 2 connu avec précision, et à titrer la quantité restante de réactif A 2
par un nouveau titrage direct. L’opération permet une nouvelle fois de déterminer la concentration de la substance A 1 dans l’échantillon analysé. On parle dans ce dernier cas de titrage
en retour.
Dispositif expérimental, erreurs et incertitudes
Nous présentons le dispositif employé pour un titrage direct à la figure 7.12 page 403. La
grandeur usuellement mesurée est le volume équivalent (volume de titrant délivré à l’équivalence).
La mesure expérimentale est inévitablement entachée d’erreur. Lors de la mesure d’une
grandeur physique X, l’erreur est la différence entre la valeur mesurée x et la valeur vraie
X (généralement inconnue puisqu’elle est recherchée). Dans le cas d’un titrage, l’erreur de
titrage s’exprime par l’erreur portant sur le volume équivalent mesuré. Il existe deux types
d’erreurs possibles : les erreurs systématiques et les erreurs aléatoires. Les erreurs systématiques ne varient pas dans des conditions de mesures répétées (il peut s’agit d’une erreur de
fonctionnement d’un appareil ou encore d’une erreur dans la procédure expérimentale retenue). Les erreurs aléatoires sont détectées par une méthode statistique, en répétant plusieurs
fois une même mesure et en obtenant des résultats légèrement différents.
L’incertitude ∆X sur une grandeur physique X traduit les tentatives scientifiques pour estimer l’importance des erreurs aléatoires commises. On rencontre en pratique deux types
d’incertitudes : l’incertitude de type A est estimée de façon statistique, en réalisant un grand
nombre de fois une même expérience tandis que l’incertitude de type B est évaluée à partir
des spécifications des appareils de mesure et des conditions expérimentales. Dans le cas de
la mesure d’un volume équivalent, nous estimerons l’incertitude ∆v eq de type B. Le volume
délivré par une burette graduée s’exprime par :
v = v(initial) − v(final).
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avec c la concentration du réactif titrant (donc connue) et v eq le volume équivalent (volume
de titrant délivré à l’équivalence). La quantité de matière n(A 1 ) 0 s’exprime par :
n(A 1 ) 0 = c 1 v 0
avec c 1 la concentration de l’espèce titrée dans la solution initiale et v 0 le volume de la
solution initiale analysée. Le volume équivalent est déterminé expérimentalement. En effet,
l’équivalence correspond à une modification assez brutale du comportement du système et
on peut observer à la rencontre du point équivalent :
• l’apparition, la disparition ou une modification de couleur du milieu ;
• une rupture de pente dans l’évolution d’une grandeur physique mesurable f tracée en
fonction du volume v de titrant délivré ;
• une pente maximale dans l’évolution d’une grandeur physique mesurable f tracée en fonction du volume v de titrant délivré.
Ces points seront développés plus loin dans le cas précis de titrages particuliers. À l’occasion
d’un titrage indirect de la substance A 1 , un excès de réactif A 2 est introduit et la concentration en produit B 1 est évaluée par un nouveau titrage direct. L’opération permet de déterminer
la concentration de la substance A 1 dans l’échantillon analysé. Une variante consiste à introduire un excès de réactif A 2 connu avec précision, et à titrer la quantité restante de réactif A 2
par un nouveau titrage direct. L’opération permet une nouvelle fois de déterminer la concentration de la substance A 1 dans l’échantillon analysé. On parle dans ce dernier cas de titrage
en retour.
Dispositif expérimental, erreurs et incertitudes
Nous présentons le dispositif employé pour un titrage direct à la figure 7.12 page 403. La
grandeur usuellement mesurée est le volume équivalent (volume de titrant délivré à l’équivalence).
La mesure expérimentale est inévitablement entachée d’erreur. Lors de la mesure d’une
grandeur physique X, l’erreur est la différence entre la valeur mesurée x et la valeur vraie
X (généralement inconnue puisqu’elle est recherchée). Dans le cas d’un titrage, l’erreur de
titrage s’exprime par l’erreur portant sur le volume équivalent mesuré. Il existe deux types
d’erreurs possibles : les erreurs systématiques et les erreurs aléatoires. Les erreurs systématiques ne varient pas dans des conditions de mesures répétées (il peut s’agit d’une erreur de
fonctionnement d’un appareil ou encore d’une erreur dans la procédure expérimentale retenue). Les erreurs aléatoires sont détectées par une méthode statistique, en répétant plusieurs
fois une même mesure et en obtenant des résultats légèrement différents.
L’incertitude ∆X sur une grandeur physique X traduit les tentatives scientifiques pour estimer l’importance des erreurs aléatoires commises. On rencontre en pratique deux types
d’incertitudes : l’incertitude de type A est estimée de façon statistique, en réalisant un grand
nombre de fois une même expérience tandis que l’incertitude de type B est évaluée à partir
des spécifications des appareils de mesure et des conditions expérimentales. Dans le cas de
la mesure d’un volume équivalent, nous estimerons l’incertitude ∆v eq de type B. Le volume
délivré par une burette graduée s’exprime par :
v = v(initial) − v(final).
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